La rentrée des pros de l’arnaque… Et quelques conseils pour les éviter.

Septembre ! Voici le moment des cartables qui craquent, des premières feuilles mortes qui volent, des sacs de piscine humides et du retour en force des chocos BN qui s’écrasent au fond des poches… Voici venu aussi le temps où le téléphone professionnel des infirmiers libéraux va sonner non-stop pour des offres toutes plus mirobolantes les unes que les autres, par des gens qui, en plus, « ne sont pas des commerciaux » et qui « n’ont rien à vendre ! » Ah ! Septembre…

Allo ? J’ai une bonne nouvelle pour vous !

La plupart de ces appels concernent « la gestion du patrimoine » car septembre est le bon mois pour résilier des contrats en cours qui se renouvellent habituellement au premier janvier. Et donc tout y passe : Assurance, prévoyance, immobilier, retraite etc. Un des arguments classiques des démarcheurs est que « la loi a changé » ou que « vous allez payer plus d’impôts si vous n’agissez pas tout de suite », ou qu’ils sont « mandatés par une institution » (Carpimko, Ordre des infirmiers, registre du commerce etc.). Or, les infirmiers reviennent de vacances (bien méritées) et n’ont entendu parler de rien, alors bien sûr le doute s’installe.

Le premier conseil est donc de rester calme et logique. D’abord il faut se renseigner dans la presse ou sur les sites professionnels (inflib.com par exemple) : si une révolution fiscale avait eu lieu pendant l’été quelqu’un l’aurait su tout de même ! D’autant plus que ce genre de nouvelles ne tombent pas de nulle part ni du jour au lendemain… Ensuite, si le démarcheur fait référence à une institution il ne faut pas hésiter à la contacter ou même simplement à se rendre sur son site pour voir que la plupart du temps… C’est faux. Enfin, quel que soit l’argument qu’emploie le démarcheur, l’infirmier ne doit pas hésiter à en parler autour de lui aux professionnels en qui il a confiance (comptable, gestionnaire de patrimoine, courtier), pour voir que les réponses sont souvent plus simples que prévu mais aussi, parfois, que la solution proposée est plus grave que le problème.

Zut, j’ai signé !

Oui mais les démarcheurs sont bons et persuasifs et les infirmières ont autre chose en tête (la rentrée, les enfants, les impôts, la NGAP, les IHK de Savoie…) et c’est évidemment encore pire quand on débute (quand on croit encore que des gens sympas vont nous aider gratuitement… Sans parler du tournis que donnent les sommes qui transitent sur le compte professionel ou les impôts qui se profilent). Alors on fixe rendez-vous avec un démarcheur au cabinet et on signe un contrat qui, sur le coup, semble mirifique.

Et puis quarante-huit heures après, l’infirmier a souvent comme un doute… Mais pas de panique, quoi que vous dise le démarcheur et son entreprise, la loi vous protège et vous donne toujours un délai pour vous rétracter et récupérer les sommes engagées (par contre si ce délai est dépassé vous devrez attendre la date anniversaire du contrat pour le résilier). Certains de ces délais sont rappelés ici et pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter les directions départementales de la protection des populations (DDPP) ou les directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.

Résumons :

Nous ne pouvons évidemment pas, en quelques lignes, donner toutes les solutions à tous les problèmes que crée le démarchage intensif, mais tout de même :

– Principe de grand-mère numéro 1 : Les bons plans on les cherche ! Par définition ils ne vous courent pas après sinon c’est qu’il y a un problème (quelle vraie bonne affaire a besoin de publicité ?)

-Principe de grand-mère numéro 2 : Les miracles n’existent pas ! Aucun contrat ne va supprimer vos impôts et augmenter vos revenus sans que vous ne vous leviez de votre lit. Sinon ça se saurait… Donc un contrat trop beau doit toujours vous alerter : quels sont les risques ? Les conditions cachées ? Les petites lignes ?

– Si vous avez un doute sur votre protection, ou sur vos assurances, ou sur vos impôts vous devez contacter en priorité votre courtier habituel en qui vous avez confiance ; après un bilan approfondi de votre situation, il saura vous guider mieux que "n’importe qui, sorti de n’importe où" (et si vous n’en avez pas on vous propose les notres).

– Quoi qu’il arrive et quel que soit l’argument qu’on vous propose (et il y en a toujours !) vous ne devez jamais rien signer au premier rendez-vous. Et surtout pas simplement pour que le commercial se taise et quitte votre cabinet… (En gros c’est comme en amour : jamais au premier rendez-vous quand on veut que ce soit sérieux !)

– Vous devez TOUJOURS avoir accès aux conditions générales de ce qu’on vous vend et vous devez TOUJOURS les lire (ou les faire lire) car c’est là que se cachent les petites lignes et tout ce que le démarcheur a « oublié » de vous signaler.

– Vous avez TOUJOURS droit à un délai de rétractation, mais attention il est plus ou moins long suivant le contrat signé.

– Surtout ne baissez pas les bras ! Certes l’assurance et la prévention sont des domaines qui semblent rébarbatifs et complexes… Mais ils sont absolument nécessaires. Il est donc important de s’y intéresser mais attention, la solution « idéale » du collègue n’est pas peut-être pas celle qui vous conviendra car vous n’avez surement pas les mêmes objectifs ni la même ancienneté. Dans ce domaine chaque démarche doit donc être réfléchie et personnalisée : l’antithèse même de la "bonne affaire vite fait en deux coups de fil".

– Une ligne de téléphone professionnel demande toujours un minimum d’organisation pour éviter d’être harcelé en permanence… Et nous vous en reparlerons.

Et si vous avez d'autres questions sur votre protection sociale ou n'hésitez pas à contacter l'équipe d'inflib.com.

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