Vaccination : le SNIIL proteste contre le rapport Ferrand

Le projet d’autoriser les pharmaciens à pratiquer la vaccination n’en finit pas de faire des vagues. Dans son rapport sur les professions réglementées, le député PS Richard Ferrand reprend les propositions du ministère de la Santé à ce sujet, en indiquant que cela permettrait d’offrir « un point d’accès supplémentaire » à la vaccination, notamment dans les zones sous-denses.

Le syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL) tient à rappeler qu’on « dénombre actuellement 57100 cabinets infirmiers libéraux contre seulement 22 635 officines » et qu’on « compte 34 930 infirmières libérales exerçant en zone rurale ou semi-rurale de moins de 10000 habitants contre seulement 8891 pharmaciens ».

« En conséquence de quoi, l’argument présenté par M. Ferrand  de se baser sur les seules officines pour offrir un point s’accès supplémentaire à la vaccination ne tient pas », souligne le SNIIL. Il ajoute qu’à l’inverse des pharmaciens, les infirmières sont déjà « formées et habilitées légalement à réaliser des injections et à en suivre les effets ». Le syndicat s’indigne « qu’encore une fois les infirmières et infirmiers soient totalement exclus d’un débat de santé publique ». Il indique qu’il tient à disposition des pouvoirs publics « l’ensemble des pièces qui permettrait de pouvoir élargir, par délégation ou non, le droit infirmier à vacciner ».

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