Un projet de réforme de la nutrition parentérale inquiète les IDEL

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) et le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL) s’insurgent contre un projet d’arrêté qui évincerait les infirmiers libéraux de la prise en charge de la nutrition parentérale à domicile.

Le texte prévoit en effet de confier aux seules structures hospitalières l’initiative et la prescription de la nutrition parentérale à domicile. Or, « leur proximité avec la HAD risque fortement de créer un monopole d’activité au détriment de l’offre de soins libérale », pointe la FNI, dans un courrier adressé le 25 février au Comité économique des produits de santé (CEPS). Par ailleurs, le syndicat juge qu’en privilégiant un forfait global plutôt qu’une forfaitisation de la délivrance de matériel sur une base hebdomadaire, le « projet d’arrêté conduit à transférer les fonctions d’organisation du retour à domicile, de coordination et de suivi actuellement assurés par les infirmières libérales aux infirmières coordinatrices salariées des structures prestataires ».

Le SNIIL s’inquiète quant à lui « de la qualité future de la prise en charge des patients sous nutrition parentérale si jamais ce projet d’arrêté était signé en l’état ». Il note en effet que « pour l’heure, les prestataires de santé à domicile sont en réalité des sociétés commerciales n’employant que peu d’infirmières ». Pour le SNIIL, « les infirmières n’ont pas à payer les pots cassés d’un texte conçu uniquement pour permettre aux prestataires de santé à domicile de sauvegarder leur chiffre d’affaires en échappant aux baisses tarifaires dont ils ont été régulièrement victimes ».

 

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