Un été pour se lancer : Focus sur le remplacement ou la collaboration et peut-on cumuler le libéral avec un exercice salarié ?

 

Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

 

 

 

En pratique quel est le statut d’un infirmier remplaçant ?

Un infirmier remplaçant est un infirmier libéral soit avec un statut de remplaçant spécifique, soit avec un autre cabinet à son nom mais qui décide de remplacer un de ses collègues sur un moment précis et pour une raison précise. Il ne peut facturer ses soins qu’en passant par les feuilles (électroniques ou papier) du titulaire qu’il remplace.

 

Pourquoi devenir remplaçant ?

C’est une bonne façon de découvrir l’exercice infirmier et de se « faire la main » en découvrant plusieurs façons d’exercer dans plusieurs cabinets. C’est aussi le mode d’exercice où vous échappez aux responsabilités (parfois un peu lourdes) de la continuité des soins. En effet, même si vous y êtes soumis tout le long de votre remplacement, celle-ci s’arrête à l’arrêt du contrat de remplacement donc vous pouvez partir en vacances tranquille et personne ne vous demandera de rentrer en urgence. D’autre part, dans le cabinet, vous ne gérez bien souvent aucun problème de tournée ou de gestion de patientèle ; le remplaçant ne s’occupe le plus souvent que de ses soins et c’est assez enviable… C’est même pourquoi certains choisissent de ne faire que cela.

 

En pratique quel est le statut d’un collaborateur ?

Un infirmier collaborateur est un infirmier qui exerce en libéral dans un cabinet dont il ne possède pas de parts de la patientèle. Le cabinet est son adresse professionnelle, il a ses propres feuilles de soins et il travaille sur son nom. Il peut se constituer une patientèle propre. Un contrat est là aussi obligatoire.

 

Pourquoi devenir collaborateur ?

Le statut de collaborateur est censé être « l’antichambre » de l’installation. Vous avez vos propres feuilles, vous apprenez donc à télétransmettre vos propres feuilles et vous vous « installez » dans la gestion quotidienne d’un cabinet infirmier. Au bout d’un certain temps vous êtes donc tout à fait prêt à vous associer « officiellement » dans le cabinet où vous êtes collaborateur ou bien à fonder votre propre cabinet. Cependant ce statut n’a pas de limitation dans le temps et vous pouvez être collaborateur toute votre vie si vous le souhaitez. Attention tout de même, au bout de quelques années, ce sera peut être dur de constater que vous n’avez aucun droit sur une clientèle que vous avez largement aidé à développer…

Peut-on cumuler une activité salariée et une activité libérale ?

Oui mais…

Dans l’absolu c’est parfaitement possible et ça porte même un nom précis : « l’exercice mixte » ; c’est d’ailleurs une bonne façon de découvrir le libéral sans stress.

Cependant, ce qui bloque le plus souvent votre projet est l’employeur qui vous salarie et c’est assez simple à comprendre : vous exercez un poste chez lui, vous avez des responsabilités, notamment celle d’arriver en forme le matin et de répondre aux « contraintes de service ». Il est donc souvent peu enclin à vous laisser travailler ailleurs sur vos heures de repos, au risque de vous récupérer éreinté, indisponible et somnolent. Il a beau être sympa, il vous paye pour travailler pour lui tout de même…

Donc si vous envisagez l’exercice mixte vous devez d’abord en discuter avec votre employeur et obtenir son accord. En particulier, si vous avez négocié pendant des semaines pour obtenir un temps partiel et que vous le laissez avec des bouts de plannings compliqués à remplir (les 20 % et autres…), ne vous attendez pas qu’il vous laisse facilement profiter de votre temps libre… Pour travailler ailleurs !

D’autre part, même si c’est pour quelques jours par mois vous êtes soumis exactement aux mêmes règles d’assurance et de gestion que les infirmiers libéraux à temps plein et vous devez donc être à jour sur tous ces sujets. Ainsi, dans les faits « l’exercice mixte » est souvent peu compatible avec un emploi à temps plein salarié ; par contre c’est une idée à creuser si dès le départ vous êtes embauché sur un contrat à temps partiel (par exemple un 50 %).

Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

A la semaine prochaine !

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