Traitement contre l’acné : l’ANSM rappelle les précautions à suivre

Suite à la plainte d’une mère contre un médecin ayant prescrit un médicament anti-acné à son fils qui s’est suicidé, l’Agence sanitaire de sécurité du médicament (ANSM) rappelle les précautions à suivre avant d’engager un traitement par isotrétinoïne orale. L’isotrétinoïne est indiquée dans le traitement des acnés sévères qui résistent aux traitements classiques, mais comporte certains effets indésirables qui peuvent être graves : risques de malformations du fœtus et risque de dépression et autres troubles psychologiques.

L’Agence insiste notamment sur l’importance de la remise au patient d’un livret d’information permettant de l’alerter, ainsi que son entourage, sur ces effets indésirables. Les patientes en âge d’avoir des enfants doivent signer un accord de soin et de contraception, recevoir un carnet-patiente et une brochure sur la contraception. Elles doivent effectuer des tests de grossesse réguliers et en reporter les résultats dans leur carnet-patiente. Avant toute délivrance, les pharmaciens doivent s’assurer que le document mentionne la date du test de grossesse et que l’ordonnance date de moins de 7 jours.

Enfin, même si le lien n’est pas établi entre la prise d’isotrétinoïne et la survenue de troubles dépressifs et de comportements suicidaires, une vigilance reste nécessaire afin de « détecter et prendre en charge précocement toute modification inhabituelle de l’état psychologique du patient », précise l’ANSM. 

 

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