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  • Amelioration des garanties de la CARPIMKO

    Bonne nouvelle, la Carpimko a amélioré ses garanties de prévoyance sans augmentation de la cotisation annuelle.

    En effet, Suite à l’arrêté du 23 mai 2019, les prestations prévues par la CARPIMKO (caisse de retraite et de prévoyance des infirmiers libéraux) ont été modifiées depuis le 31 Mai 2019 et ça sans augmentation de la cotisation de prévoyance qui s’établit en 2019 à 670€/an.

    Même si ces augmentations de garanties ne permettent toujours pas de se passer d’une assurance privée, elles ont le méritent d’être offertes aux infirmiers sans surcout sur leur cotisation de prévoyance.

    Tour d’horizon des principales améliorations:

    • Allongement de la durée de versement des indemnités journalières à 3 ans (1 an auparavant)
    • Augmentation des IJ en cas d’arrêt de travail qui passent de 49,72€/j à 54,78€/j
    • Augmentation des IJ versées pour enfant à charge en cas d’arrêt de travail qui passent de 9,04€/j à 16,43€/j par enfant
    • Doublement du capital en cas de décès
    • Augmentation des garanties invalidité
    • Creation d’une nouvelle indemnité journalière après 1 an en cas de reprise partielle d’activité

    Retrouvez ci-dessous un tableau récapitulatif des garanties avant et après la réforme du régime de prévoyance de la CARPIMKO

     

    Malheureusement, le délais de carence en cas d’arrêt de travail avant de pouvoir bénéficier d’indemnités journalières reste à 90 jours.

    Même si ces améliorations permettent une meilleur prise en charge, elles ne permettent malheureusement toujours pas de se passer d’une assurance prévoyance privée. Cependant, pour ceux qui ont déjà un contrat de prévoyance en cours, nous leur conseillons de faire le point avec leur assureur ou leur courtier afin de mettre à jour leurs garanties en incluant ces améliorations de garanties de la Carpimko ce qui devrait avoir pour effet de diminuer légérement le montant de la cotisation de leur contrat.

    Pour ceux qui n’ont toujours pas de contrat de prévoyance, nous ne pouvons que vous conseiller d’y souscrire. Contrairement aux idées reçues, il est parfaitement possible de trouver un bon contrat de prévoyance avec de bonnes garanties pour un tarif raisonnable. Grace à plus de 15ans d’experience dans l’accompagnement d’infirmier libéraux, Inflib peut vous accompagner et vous aider à choisir le bon assureur.

     

    Si vous souhaitez plus d’informations concernant la prévoyance de la Carpimko, faire un point sur votre contrat en cours ou bien trouver le contrat qui vous convient le mieux, Inflib et ses experts sont là pour vous accompagner. Vous pouvez être mis en relation sans engagement en cliquant sur le bouton ci-dessous.

     

    Lire aussi:

    Votre prévoyance vous coûte trop cher?

    L’infirmière libérale et le congé maternité

    L’infirmière libérale et la grossesse : conseils et démarches
  • Réunion d’information sur l’installation en libéral le 17 Septembre 2019 à Paris

    Parce que le libéral est tentant aujourd'hui mais que l'installation fait parfois peur...

    Parce que suite au nombre important d'installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés...

    Parce qu'avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser...

    Parce que même si c'est "pour plus tard" il est toujours utile de se renseigner...

     

     

     

     

    Inflib.com organise une rencontre d'information sur l'installation en libéral:

    Le 17 Septembre 2019 de 09h45 à 18h30

     


    Renseignements et inscriptions sur les pages dédiées

    A bientôt !

  • Le logiciel et matériel de télétransmission

    Soigner, organiser votre tournée, facturer, deviendront les moteurs de votre quotidien.
    L’exercice libéral est cependant soumis à des règles et obligations (cotations, facturation et télétransmission), que vous devez maitriser dès le début de votre activité. Une gestion rigoureuse des soins à ne surtout pas négliger !

    Les logiciels de gestion vous assurent une organisation administrative sûre et règlementée, car soumise à un cahier des charges très précis.

    Ils vous offrent différents services :

    • l’enregistrement et la numérisation les ordonnances de tous vos patients
    • la planification des soins de votre tournée
    • la facturation des soins à l’aide d’un lecteur de cartes Vitale
    • l’envoi de vos factures aux caisses grâce à la télétransmission par internet
    • la traçabilité de tous vos échanges et l’historique de tous vos patients
    • la gestion de la comptabilité

    Usez du « bouche à oreille » auprès d’IDEL et des recherches sur internet pour affiner votre choix de logiciel.
    Comparez les offres : avec ou sans engagement ? une assistance disponible et efficace ?

    Demandez une version de démonstration pour vous familiariser avec l’interface et tester sa facilité d’utilisation : vous n’êtes pas informaticien(ne), l’ergonomie et la réactivité du produit sont fondamentales !

    Un logiciel oui, mais quel matériel choisir la gestion de mon activité ?
    Voici une liste non exhaustive :

    • un ordinateur portable, une tablette polyvalente ou un pc de bureau
    • un lecteur de cartes Vitale ambulatoire
    • votre Carte Professionnelle de Santé
    • une connexion internet (ADSL ou fibre optique)
    • une imprimante avec ou sans fil
    • votre logiciel de gestion : avec ou sans engagement ? assistance disponible ?
    • clé USB ou disque dur externe pour la sauvegarde de vos données

    Retrouvez tout l’équipement nécessaire à votre activité dans l’article « La liste du matériel indispensable pour débuter comme IDEL

  • « Cette année j’ai vu 30 % de patients en moins ! » Bilan d’une Idel qui a vécu la vaccination antigrippale en pharmacie

    Au début de la campagne de vaccination contre la grippe nous avions interrogé une infirmière de Bordeaux qui se retrouvait en concurrence directe avec les pharmaciens (https://inflib.com/tag/vaccination/).

    Alors que la vaccination va être étendue pour toute la France chez les pharmaciens en 2019 (https://www.ameli.fr/pharmacien/actualites/experimentation-de-la-vaccination-antigrippale-en-pharmacie-pres-de-160-000-vaccinations) nous avons souhaité faire avec elle un bilan de son activité sur cette campagne.

     

    Cette année, comme l’année dernière, Ariane a mis en place une permanence à son cabinet de 13 heures à 16 heures pour proposer une plus grande amplitude horaire pour les vaccins contre la grippe. Elle avait même prévu d’augmenter cette amplitude horaire si le besoin s’en faisait sentir… Mais ça n’a pas été la peine : « Alors que nous avions vu plus de 120 patients l’année dernière, cette année nous sommes en dessous de 100 visites pour des vaccins soit une variation de 25 à 30 %. Bien évidemment nous n’avons pas contacté les patients pour savoir pourquoi ils ne sont pas revenus ni même s’ils se sont fait vacciner à nouveau cette année. Mais une chose est sûre, nous avons eu très peu de nouveaux patients et quasiment tous ceux qui sont passés nous voir étaient venus l’année dernière ou sont nos patients chroniques. Ce qui me semble logique : tous ceux qui n’ont pas l’habitude de voir leur infirmière se sont probablement fait vacciner lors de la vente du vaccin dans la pharmacie… ».

    Ariane nous avait évoqué aussi des difficultés avec les pharmaciens de son secteur « Et ça ne s’est pas vraiment amélioré ! Avec ma collègue nous avons un DU plaie et cicatrisation donc nous voudrions monter un projet de consultation spécialisée pour les plaies chroniques. J’ai essayé d’en parler avec certains pharmaciens mais je les sens attentistes, comme s’ils avaient une idée derrière la tête. Pourtant, quand je vois la différence entre ce que je prescris et ce qui est délivré au patient, cette fois une formation de deux jours ne suffira pas pour les mettre à jour sur les pansements… ».

     

    Olivier Blanchard

  • Nouvelle condamnation pour une idel des Hauts de France déjà condamnée à de la prison ferme en 2016…

    Après une très lourde condamnation à de la prison ferme en Juin 2016, une infirmière libérale des Hauts de France, qui dort toujours en prison à ce jour, a été à nouveau condamnée par le tribunal le mois dernier. Retour sur cette histoire hors normes…

     

    Cette jeune infirmière d’une trentaine d’année a obtenu son diplôme en 2007. En 2011 elle décide de s’installer en libéral. Lors de son procès Il a été démontré qu’elle a travaillé dans différents cabinets d’infirmiers libéraux où elle a subtilisé des données médicales et administratives de plusieurs patients de ces cabinets. Elle s’en servira plus tard en 2013 pour faire des facturations fictives peu après s’être installée dans son propre cabinet. La fraude a duré jusqu’à l’été 2016. Soit au total prés de 3 ans.

    Une fois la justice saisie par la CPAM, tout est allé très vite. A la vue de l’ampleur de la fraude et de la gravité des faits l’infirmière libérale a été jugée en comparution immédiate, ce qui est peu fréquent dans ce type d’affaire. Elle sera condamnée dans la foulée à 5 ans de prison ferme dont 2 avec sursis et mandat de dépôt. Elle a dormi en prison le soir même de sa condamnation.

    D’après le journal la voix du Nord qui retrace l’affaire, elle aurait facturé près de 1 millions d’euros de prestations fictives qu’elle doit intégralement rembourser!

    L’histoire judiciaire de cette infirmière ne s’arrête pas là. Car après avoir été condamnée pour escroquerie et blanchiment, elle était poursuivie pour fraude fiscale, défaut de comptabilité et absence de déclaration de 2012 à 2014.

    C’est pour ces motifs qu’elle vient à nouveau d’être condamné le mois dernier. L’administration fiscale parle d’une somme de 664 575€ non déclarée représentant un impôt non payé de 256 412€!

    Le tribunal à condamné l’infirmière à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve. La confusion des peines avec le premier jugement de 2016 demandé par son avocat a été accepté.

    Mais ses problèmes judiciaires sont loin d’être finis car la direction des finances publiques se porte partie civil et un renvoi aux intérêts civils a été prononcé pour les dommages et intérêts lors du premier procès.

    Affaire à suivre…

     

    Ce cas d’escroquerie hors normes pose quand même quelques questions.

    Mais qu’a fait la CPAM dans cette histoire?

    Que s’est il passé avec la CPAM? On est en droit de se questionner sur le pourquoi du comment la CPAM a pu attendre 3 ans avant de tirer la sonnette d’alarme. D’après le journal “La voix du Nord”, la fraude représentait certains mois 60 000€ de chiffre d’affaire alors que pour sa première année pleine d’activité et tout juste avant de commencer cette fraude elle avait réalisé un chiffre d’affaire annuel de 48000€! Il est évident que dans cette affaire la CPAM a manqué de clairvoyance pour avoir laissé faire pendant 3 longues années.

    La sanction aurait elle été aussi lourde pour l’infirmière si elle avait été stoppée dans son élan après seulement quelques mois de fraude? Car pour donner l’exemple, la sanction a été particulièrement sévère. 3 ans de prison ferme tout de même et 1 million d’euros à rembourser, plus peut être les condamnations à venir au civil.

    Les systèmes de surveillance sont clairement à revoir. Chaque CPAM connait le CA moyen des professionnels de santé de chaque branche. Comment est il possible qu’elle ne s’attarde pas sur un cas où le CA représente près de 10 fois le CA moyen des autres infirmiers du département?

    Les caisses vous rattrapent parfois pour quelques centaines d’euros d’indus mais n’est pas capable de détecter un problème avec une infirmière qui facture 60 000€ de CA sur un mois???

    Ou alors, on peut aussi parfois se demander si il y a une volonté des caisses d’attendre que le chiffre de la fraude monte avant de passer à l’action afin que l’affaire soit plus “spectaculaire”.

    Je préfère croire qu’il s’agit juste d’une défaillance des systèmes anti fraude mis en place par la sécu. Ce qui est à mon sens tout aussi problématique.

    Quoi qu’il en soit la morale de cette histoire c’est que l’escroquerie à la Sécu peut conduire à de la prison ferme et couter très très cher…

    lire aussi:

    Un infirmier gagne en première instance contre une caisse.

    La Cour de cassation précise la procédure devant la Commission des pénalités.

    Retour sur le procès en instance d’une infirmière…

  • Réunion d’information sur l’installation en libéral le 14 Mai 2018 à Paris

    Parce que le libéral est tentant aujourd’hui mais que l’installation fait parfois peur…

    Parce que suite au nombre important d’installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés…

    Parce qu’avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser…

    Parce que même si c’est « pour plus tard » il est toujours utile de se renseigner…

     

     

    Inflib.com organise une rencontre d’information sur l’installation en libéral:

    Le 14 Mai 2018 de 10h00 à 18h30

     


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    A bientôt !

  • L’ADRI ou la carte vitale sans la carte vitale

    ADRI : La carte vitale sans la carte vitale.

    Depuis quelques semaines les logiciels de gestion de cabinets infirmiers proposent une nouvelle fonction : L’ADRI.

    Rencontre avec Vanessa Estève, chargée de mission communication pour le Logiciel VEGA.

    L’ADRI qu’est-ce que c’est ?

    C’est L’acquisition des Droits Intégrés c’est-à-dire un téléservice dédié aux auxiliaires médicaux développé par les GIE sesame Vitale. En pratique, cela sert à récupérer directement en ligne les droits des assurés sociaux qui seront ainsi toujours à jour, y compris pour les situations particulières telles que la maternité, l’invalidité etc.

    Qu’est-ce que l’ADRI change par rapport à la lecture de la carte vitale ?

    Les informations sont les mêmes mais avec l’ADRI vous récupérez des droits sociaux qui sont toujours à jour alors que ceux sur la carte vitale le sont rarement. En effet, les patients oublient souvent de mettre à jour leurs cartes Vitales (NDLR : il existe des bornes en libre accès dans les pharmacies ou dans les caisses de Sécurité sociale) et les données qui sont sur la carte vitale ne sont plus forcément valables, ce qui crée parfois des indus lorsque le professionnel de santé fait une facture avec des droits non à jour. L’ADRI permet d’éviter de facturer avec des données obsolètes et donc de diminuer le nombre de rejets. Attention, par contre l’ADRI ne permet pas au professionnel de mettre à jour les cartes Vitales des patients.

    Comment on utilise L’ADRI ?

    Chaque professionnel doit se retourner vers son éditeur de logiciel pour savoir comment le mettre en place spécifiquement. Dans VEGA c’est automatique si la carte n’est pas à jour ou manuel si vous souhaitez vérifier les droits de votre patient. Si les droits que vous avez sur VEGA (caisse et mutuelle) sont différents de ceux que vous communique l’ADRI, le logiciel vous propose de choisir ceux que vous préférez utiliser.

    Puisque ce sont les mêmes informations que sur la carte vitale, l’ADRI peut-elle remplacer la lecture de la carte Vitale au début des soins ?

    Tout à fait. Si c’est un patient dont vous avez déjà lu la carte vitale, vous pouvez mettre à jour ses droits sans relire la carte. Si c’est un patient qui n’a pas de carte vitale, par exemple parce qu’il l’a perdue ou endommagée, vous pouvez saisir manuellement ses coordonnées (nom, prénom, numéro de Sécurité sociale, numéro de caisse et date de naissance) puis l’ADRI mettra à jour automatiquement ses droits comme si vous aviez lu la carte vitale.

    Peut-on alors aussi sécuriser des feuilles de soins avec l’ADRI ?

    Non c’est impossible. Même si elles contiennent les mêmes informations, la carte Vitale reste la « carte d’identité » et donc la « signature » du patient et vous devez absolument la lire pour sécuriser les feuilles de soins… De la même façon L’ADRI ne sécurise pas un mode dégradé.

    Pour en savoir plus et contacter VEGA:

     

     

  • Quand le juge définit l’AIS 3, quand la sociologue parle des fraudeuses : une semaine infirmière

    C’est un document qui vient de refaire surface et de circuler sur internet. Dans l’arrêt n° 14-29 0007 de la deuxième chambre civile de la cour de cassation, daté du 17 décembre 2015, un « expert » formule une définition personnelle de l’ais 3.

     

    AIS 3, la parole des experts.

     

    Le cas jugé ce jour-là est un appel de la cour de Montpellier du 15 octobre 2015 sur des faits remontant entre le premier avril 2007 et le 29 février 2008. Le premier jugement avait été défavorable à l’infirmier qui est accusé par une caisse de Sécurité sociale sur différents griefs de cotation et notamment de cotation des AIS 3. Cet arrêt de la cour d’appel, qui confirme l’intégralité du premier jugement (donc déboute l’infirmier) est toutefois intéressant car il explique clairement le mode de calcul des experts. En particulier on peut y lire ceci :

    « Dossier numéro 3 : […] la discussion portant sur la nécessité de coter en outre un, ou plusieurs séances de soins infirmiers. Sur ce point M. X (NDLR l’infirmier accusé) dans son compte rendu destiné aux services du contrôle médical faisait valoir qu’outre les séances de nutrition parentérales, il effectuait deux séances de soins infirmiers matin et soir d’une durée estimée de « 30 à 35 minutes », et que le matin il accompagnait la patiente dans la salle de bains, la déshabillait, l’installait dans la baignoire, puis l’aidait à se rhabiller, et que le soir, outre l’aide au déshabillage, et la mise en pyjama, la préparation et le branchement de la perfusion, il effectuait ponctuellement une hydratation et une injection iv. Il ajoutait qu’il effectuait surtout un accompagnement psychique, compte tenu des besoins particuliers de cette patiente. Si les actes effectués le matin, tels qu’ils sont décrits par l’infirmier lui-même, ne sauraient justifier la cotation d’une séance de soins infirmiers, cette séance réalisée le soir justifie, comme l’a retenu l’expert, la cotation de 1 ais 3 ».

     

    Donc pour résumer, suivant l’expert cité, l’aide aux soins d’hygiène ne mérite pas un ais 3, mais le déshabillage et la mise en pyjama en mérite un (parce qu’il s’accompagne d’une hydratation et d’une injection iv donc d’un acte technique ?). Voilà une définition de l’ais 3, pour le moins, originale et encore une nouvelle interprétation du texte sur les AIS 3…

     

    Les fraudeuses et le « stigmate de la putain ».

    Interview très intéressante dans « infirmière libérale magazine » de ce mois-ci de Pascale Molinier et qui donne à réfléchir :

    « Dans la presse grand public, des articles sur des « infirmières fraudeuses » font sensation. Au-delà des faits juridiques avérés est ce qu’on peut penser qu’autre chose se joue aussi autour de la figure de la femme et de l’argent dans ces cas-là ?

    Bien sûr ! […] Il y a toujours ce que la sociologue Gayle Pheterson a appelé « le stigmate de la putain » qui rôde dès qu’une femme est susceptible de faire de l’argent de façon illicite. Donc sa dégringolade morale et sociale est immédiate. Un homme, en revanche, peut-être « gentleman cambrioleur »…. Une femme n’est dédouannée – et encore à grand-peine – que si elle a mal agi pour sauver ses enfants de la faim ou de la misère : mère courage. »

     

    À la semaine prochaine !

     

     

     

     

  • Les nouvelles faims des pharmaciens : une semaine infirmière

    Après les vaccins, l’appétit des pharmaciens pour les soins infirmiers semble sans limite, ainsi, ils louchent maintenant sur les pansements et le suivi des chimiothérapies.

     

    Les pansements

     

    C’est un document qui a enflammé les réseaux sociaux infirmiers : après les vaccins, voici que les pharmaciens souhaiteraient s’intéresser aux pansements. Et la motivation de cet intérêt subit est très simple comme le note le site du CVAO (Comité de Valorisation de l’Activité Officinale)

    « Selon l’Assurance maladie, le coût du traitement d’une escarre représente pratiquement 10 000 euros dont 22 % se retrouvent sous le monopole du pharmacien (médicament, dispositifs médicaux…), et 12 % sous une concurrence relative (MAD, Incontinence). En 2017 l’incidence des ulcérations de la peau est estimée à 2 millions de cas, soit en moyenne 90 patients par officine. Ce qui peut représenter, en première approximation et potentiellement pour une officine moyenne, un pourcentage entre 6 et 13 % de son chiffre d’affaires, et cela sans compter la vente de produits résultant du conseil associé.

    Cette source de chiffre d’affaires est donc bien réelle et s’accompagne de la possibilité de fidéliser des patients chroniques en attente d’aide et de conseil.

    Depuis maintenant près de 5 ans nous assistons à une baisse des prix des médicaments et plus récemment à une diminution de leurs volumes. L’hôpital privé a déjà intégré l’inversion des dépenses entre médicaments et matériel médical, ces derniers représentent aujourd’hui pratiquement les deux tiers des achats des cliniques. Il est possible que la pharmacie de ville suive à plus ou moins long terme le même chemin.

    Les ventes en pharmacie des dispositifs médicaux vont augmenter. Il est donc temps pour le pharmacien de se spécialiser dans ces domaines pour apporter des réponses à la fois qualitatives (fluidité de délivrance, suivi efficace…) et quantitatives (produits rapidement disponibles…) à des patients et/ou à leurs aidants de plus en plus nombreux. »

     

     

    L’oncologie et la rémunération…

    Mais les infirmiers peuvent se rassurer, comme la prise en charge des soins en oncologie telle que l’annonce un article du quotidien du pharmacien cette prise en charge des pansements n’est bien évidemment qu’un « projet » comme le relèvent nos collègues de Actusoins. Un projet suffisamment précis toutefois pour déclencher une levée de boucliers chez le syndicat du SNIIL .

    Pourtant, comme le site du CVAO le précise il n’est pas question de remplacer les infirmiers mais de mettre en place une synergie des interventions « pour une prise en charge optimale des patients », patients pour lequel le pharmacien est bien évidemment « une source d’information pour l’ensemble des interlocuteurs »…

    « Les domaines connexes entre infirmiers et pharmaciens sont multiples et peuvent devenir pour certains conflictuels (PDA, vaccination…). Ces domaines communs d’intervention méritent d’être pensés puis rendus synergiques pour une prise en charge optimale au bénéfice du patient. Le traitement des plaies chroniques peut devenir un des domaines de cette recherche pluriprofessionnelle d’efficience.

    L’efficacité de toute intervention pluriprofessionnelle se fonde sur le partage de l’information et la mise en place de protocole d’actions. Pour sa part, le pharmacien peut être une source d’information pour l’ensemble des interlocuteurs. Il peut détecter un risque de mésusage ou un signal d’appel d’une évolution défavorable des traitements et alerter dans les meilleurs délais les autres professionnels. »

    Las, le même jour un autre article du quotidien du pharmacien annonce que la baisse des revenus des officines se poursuit et éclaire bien plus nettement cette soudaine envie de synergie des pharmaciens, leurs idées désintéressées et leurs grandes connaissances à mettre en valeur sur les pansements.

     

    À la semaine prochaine !

     

     

  • Signature d’un premier avenant dans les négociations conventionnelles : une semaine infirmière.

    Les négociations conventionnelles ont commencé en juillet 2017   après plus d’un an de retard dû au retard des autres négociations et au changement d’équipe ministérielle. En octobre un premier compte rendu nous informait que la solution d’un premier « avenant temporaire » était envisagée… C’est finalement chose faite le 25 novembre.

     

    Pourquoi un avenant temporaire ?

    Le principe d’une négociation en bloc de la convention a été rendu impossible dès le début, car certains sujets (dont les tests du bsi) ont été lancés trop tard par rapport au début des négociations pour en tirer des conclusions fiables. La négociation conventionnelle va donc probablement se matérialiser par une théorie d’avenants plus que par une « grosse réforme » ; Le 21 novembre c’est donc le premier avenant qui est signé sur ces négociations mais probablement pas le dernier.

     

    Que contient cet avenant ?

    Tout d’abord… Un calendrier des négociations.

    Avant le 31 mars 2018 un accord devrait être fixé sur les sujets suivant : une « révision de la nomenclature permettant aux infirmiers libéraux d’intervenir dans la Préparation/Distribution/administration médicamenteuse, l’amélioration de l’observance thérapeutique ou la réduction de l’iatrogénie », puis un engagement à « positionner les infirmières comme filière naturelle après chirurgie » (RAAC/Chirurgie ambulatoire) et enfin une « évolution du dispositif de régulation démographique ».

    Ensuite, avant le 30 juin 2018 un autre avenant devrait fixer les sujets suivants : « la généralisation du bilan de soins infirmiers en lieu et place de la DSI, corrélé à une valorisation des séances de soins infirmiers (AIS) permettant de rompre avec le seul critère de temps passé » et « une meilleure description des pansements pour plaies complexes ».

    Enfin cet avenant réserve tout de même une première surprise puisque l’article 3 prévoit une augmentation de 0,50 € dès le 1er août 2018 de la majoration dimanche et jours fériés, inchangée depuis 2009, pour atteindre 8,50 €.

    Quant aux « valorisations supplémentaire des soins dispensés aux enfants de moins de 7 ans », « l’extension de la revaccination antigrippale à toute la population » et « l’inscription à la NGAP d’actes manquants tels que l’analgésie péri-nerveuse, l’ablation de sonde urinaire…. » Ils restent officiellement toujours au programme, même s’ils n’ont pas trouvé de place pas dans le calendrier « officiel ».

    Sachant toutefois que la revalorisation de la prime de dimanche même après le 1er août devra attendre son décret d’application pour être vraiment applicable, on pourrait donc être déçu de cet avenant qui ne fait qu’écrire au calendrier des réformes attendues depuis… Quelque temps déjà. Par contre l’absence de mesures sur le zonage que voulait la CPAM pratiquement en préalable aux négociations et la signature des trois syndicats peut apparaître comme le signe de négociations équilibrées. À suivre donc.

    Du côté des syndicats non représentatifs, l’ONSIL a publié un communiqué de presse qui traite cet avenant de coquille vide :

    « Sérieux, les syndicats représentatifs ont signé l’avenant 5 ?
    Certains diront enfin, d’autres trop vite ; pour les uns une avancée, pour les autres une coquille vide. En tout état de cause si l’on fait le résumé de cet avenant on en arrive à ceci :
    Les infirmiers, qui n’ont bien entendu comme seuls revenus que ceux de leur exercice, auront en 2018 une augmentation de ce revenu de 400 euros maximum, le doux espoir que certains actes attendus depuis des années soient un jour inscrits dans la NGAP, et l’inquiétude que le temps passé soit encore et toujours un critère lors de la cotation des AIS ainsi que des modifications de conditions d’installation très floues. Et cela va permettre d’éponger l’augmentation de la CSG est-il dit ?

    Mais pourquoi un avenant totalement inconsistant alors que le Premier ministre et la Ministre de la santé avaient promis que cette augmentation serait annulée par une diminution d’autres charges sociales ?

    Les temps changent, nous devons nous adapter car, paraît-il, c’est un bien. Les syndicats signataires anges ou démons ? À vous de nous le dire.

    Ce qui est sûr c’est que l’ONSIL n’a pas pu signer cet avenant et ne l’aurait pas signé.

    Un syndicat est une force de combat et de propositions ; Un syndicat n’avance pas lorsqu’il est sécure, en sécurité ; Un syndicat prend des risques pour obtenir l’impossible et non des conditions d’atterrissage quand il ose décoller.

    Il ne faudrait pas qu’en tout état de cause, les offres de services aux professionnels prennent le pas sur ce que doit être l’essence même d’un syndicat, à savoir, la défense bec et ongles des intérêts de la profession… »

    Infinidel, le deuxième syndicat infirmier non représentatif, n’a pas encore réagi.

    A la semaine prochaine !