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  • Un été pour se lancer : Quelle expérience faut-il pour se lancer en libéral ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    Quelle expérience faut-il pour s’installer en libéral ?

    Tout d’abord vous devez avoir votre diplôme d’état infirmier validé en France mais ça vous le saviez déjà….

    Ensuite, pour se lancer en libéral et être conventionné l’expérience nécessaire pour la Sécurité sociale est de deux ans (soit 3 200 heures) au cours des six années précédant la demande d’installation.

    Attention donc aux ruptures de carrière : si vous avez eu votre diplôme et travaillé pendant sept ans avant de vous arrêter dix ans pour élever vos enfants, vous ne pourrez pas vous lancer en libéral tout de suite. Attention aussi au travail à temps partiel : si vous êtes sur un poste à 50 % par exemple il vous faudra bien 4 ans pour accumuler les 3 200 heures nécessaires. Enfin, à l’inverse vous n’êtes pas obligé d’être en poste au moment où vous faites la demande, donc si vous avez travaillé plus de deux ans à temps plein après votre diplôme, vous pouvez vous arrêter trois ans (par exemple pour un congé maternel) et vous lancer tout de même directement en libéral. Mais si cette interruption de carrière dépasse les 4 ans ou 48 mois précédant la demande d’installation, vous aurez obligation de suivre, dans les douze mois suivant votre installation, l’intégralité d’une action de « Formation Continue Conventionnelle » dont le thème portera sur les conditions et obligations à l’exercice libéral sous convention.

    Si vous voulez faire des remplacements ce sont les mêmes conditions mais la durée de l’expérience professionnelle est de 18 mois (ou 2 400 heures). Cependant, une fois que vous êtes remplaçant libéral, si vous souhaitez vous installer en exercice libéral sous convention, vous devrez alors justifier de vingt-quatre mois sous contrat de remplacement d’un infirmier conventionné au cours des six années précédant la demande  (c’est l’avenant 3 de la convention des infirmiers signé en 2011).

     

    Est-ce que tous les postes infirmiers comptent pour valider cette expérience ?

    L’expérience est validée si vous avez travaillé en hôpital ou en clinique, dans un centre hospitalier spécialisé psychiatrique, dans un centre de soins, dans un établissement militaire, dans un établissement médicalisé d’hébergement pour personnes âgées, dans une association de soins dans le cadre du maintien à domicile des personnes âgées (SSIAD) ou dans une association type « Médecins sans Frontières » ou « Médecins du Monde ».

    Par contre, elle n’est pas valide si vous avez exercé dans un laboratoire d’analyses médicales, dans un centre de scanner, dans un centre de transfusion sanguine, en médecine du travail, en médecine scolaire, en service médical d’entreprise ou de club, en crèche ou en P.M.I, en maison de retraite non médicalisée, en établissement médico-social ou en tant qu’enseignante en soins infirmiers.

    Comment justifier en pratique de cette expérience ?

    Lors de votre conventionnement à la Sécurité sociale, vous devrez produire les pièces administratives qui attestent de cette expérience, généralement vos contrats de travail ou vos fiches de paye (pensez à les prendre avec vous ce jour-là !).

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

    A la semaine prochaine !

  • Un été pour se lancer : Comment affiner son projet personnel et est-ce que quelqu’un peut m’aider ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    Comment affiner mon projet personnel et prendre ma décision ?

    Finaliser un projet personnel c’est pouvoir répondre aux questions suivantes :

                – Pour quelles raisons je veux faire du libéral ? Envie de travailler avec moins de hiérarchie ? Envie de gagner un peu plus d’argent à la fin du mois ? Envie d’un contact plus concret avec les patients ? Envie de découvrir le monde merveilleux des URSSAF et des contrôles CPAM ? Etc.

                – Est-ce que je veux monter mon propre cabinet ou faire des remplacements ? M’associer ? Être collaborateur ?

                – De quelle somme ai-je besoin pour vivre par mois ? 

                – Combien de jour par semaine je peux travailler ?

                – Combien d’heures par jour je suis prêt à travailler ?

                – Quelle place je veux accorder à ma vie personnelle ? À mes enfants ?

                – Quels types de soins je souhaite faire ? Quels soins je refuse de faire ?

                – À quelle distance de mon domicile suis-je prêt à travailler ? Dans quel secteur ?

    Cela ressemble à une liste au père noël or précisément… C’en est une ! Passer par ce moment où l’on note (dans sa tête ou mieux sur une feuille blanche) ce qui motive l’orientation en libéral est paradoxalement un moment que les candidats à l’installation refusent de faire en se disant que « ça ne sert à rien », pourtant il est très important. Vous êtes probablement assez adulte pour comprendre que vous devrez par la suite faire quelques concessions et que vous ne trouverez pas immédiatement le mode d’exercice de vos rêves du premier coup. Mais il reste que, tout le long de votre carrière, tôt ou tard, vous reviendrez toujours à cette idée « idéale » du mode de travail dont vous rêvez, alors autant être honnête tout de suite et éviter de se perdre dans des exercices qui ne vous conviendront pas et qui se finiront en conflit avec vos collègues. Avoir défini précisément ce que vous voulez vraiment va donc vous permettre d’analyser les offres que vous allez croiser et de faire le tri entre celles qui vous correspondent et celles qui ne vous correspondent pas du tout, même si elles sont tentantes (parce que le roulement est sympa, parce que ça gagne bien, parce que c’est une amie qui vous le demande etc.).

    Pour donner un exemple concret : si vous lancez en libéral comme un revenu de complément de votre foyer, que vous avez absolument besoin de vos mercredis et que vous ne voulez pas travailler le week-end, n’allez pas répondre à une annonce d’une infirmière de campagne seule qui cherche un binôme pour une tournée de quinze heures par jour, même si elle est très sympa… À l’inverse si vous avez vingt-cinq ans, une maison à bâtir et l’envie de mettre de l’argent de côté n’allez pas dire oui à une infirmière en fin de carrière qui prends son temps avec trois patients en attendant la retraite et n’a besoin de vous que le vendredi et un week-end par mois…

    Est-ce que quelqu’un peut m’aider à définir mon projet personnel ?

    Vous avez nos réunions de préparation à l’installation et à la rentrée nous proposerons des coachs pour vous aider soit à définir votre projet personnel et à la mettre en pratique.

    Enfin, si votre projet personnel se précise encore plus vous avez aussi votre comptable et votre courtier d’assurance qui sont là pour vous aider à faire les bons choix, n’hésitez pas à les solliciter.

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

    A la semaine prochaine !

  • Un été pour se lancer : Focus sur le remplacement ou la collaboration et peut-on cumuler le libéral avec un exercice salarié ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    En pratique quel est le statut d’un infirmier remplaçant ?

    Un infirmier remplaçant est un infirmier libéral soit avec un statut de remplaçant spécifique, soit avec un autre cabinet à son nom mais qui décide de remplacer un de ses collègues sur un moment précis et pour une raison précise. Il ne peut facturer ses soins qu’en passant par les feuilles (électroniques ou papier) du titulaire qu’il remplace.

     

    Pourquoi devenir remplaçant ?

    C’est une bonne façon de découvrir l’exercice infirmier et de se « faire la main » en découvrant plusieurs façons d’exercer dans plusieurs cabinets. C’est aussi le mode d’exercice où vous échappez aux responsabilités (parfois un peu lourdes) de la continuité des soins. En effet, même si vous y êtes soumis tout le long de votre remplacement, celle-ci s’arrête à l’arrêt du contrat de remplacement donc vous pouvez partir en vacances tranquille et personne ne vous demandera de rentrer en urgence. D’autre part, dans le cabinet, vous ne gérez bien souvent aucun problème de tournée ou de gestion de patientèle ; le remplaçant ne s’occupe le plus souvent que de ses soins et c’est assez enviable… C’est même pourquoi certains choisissent de ne faire que cela.

     

    En pratique quel est le statut d’un collaborateur ?

    Un infirmier collaborateur est un infirmier qui exerce en libéral dans un cabinet dont il ne possède pas de parts de la patientèle. Le cabinet est son adresse professionnelle, il a ses propres feuilles de soins et il travaille sur son nom. Il peut se constituer une patientèle propre. Un contrat est là aussi obligatoire.

     

    Pourquoi devenir collaborateur ?

    Le statut de collaborateur est censé être « l’antichambre » de l’installation. Vous avez vos propres feuilles, vous apprenez donc à télétransmettre vos propres feuilles et vous vous « installez » dans la gestion quotidienne d’un cabinet infirmier. Au bout d’un certain temps vous êtes donc tout à fait prêt à vous associer « officiellement » dans le cabinet où vous êtes collaborateur ou bien à fonder votre propre cabinet. Cependant ce statut n’a pas de limitation dans le temps et vous pouvez être collaborateur toute votre vie si vous le souhaitez. Attention tout de même, au bout de quelques années, ce sera peut être dur de constater que vous n’avez aucun droit sur une clientèle que vous avez largement aidé à développer…

    Peut-on cumuler une activité salariée et une activité libérale ?

    Oui mais…

    Dans l’absolu c’est parfaitement possible et ça porte même un nom précis : « l’exercice mixte » ; c’est d’ailleurs une bonne façon de découvrir le libéral sans stress.

    Cependant, ce qui bloque le plus souvent votre projet est l’employeur qui vous salarie et c’est assez simple à comprendre : vous exercez un poste chez lui, vous avez des responsabilités, notamment celle d’arriver en forme le matin et de répondre aux « contraintes de service ». Il est donc souvent peu enclin à vous laisser travailler ailleurs sur vos heures de repos, au risque de vous récupérer éreinté, indisponible et somnolent. Il a beau être sympa, il vous paye pour travailler pour lui tout de même…

    Donc si vous envisagez l’exercice mixte vous devez d’abord en discuter avec votre employeur et obtenir son accord. En particulier, si vous avez négocié pendant des semaines pour obtenir un temps partiel et que vous le laissez avec des bouts de plannings compliqués à remplir (les 20 % et autres…), ne vous attendez pas qu’il vous laisse facilement profiter de votre temps libre… Pour travailler ailleurs !

    D’autre part, même si c’est pour quelques jours par mois vous êtes soumis exactement aux mêmes règles d’assurance et de gestion que les infirmiers libéraux à temps plein et vous devez donc être à jour sur tous ces sujets. Ainsi, dans les faits « l’exercice mixte » est souvent peu compatible avec un emploi à temps plein salarié ; par contre c’est une idée à creuser si dès le départ vous êtes embauché sur un contrat à temps partiel (par exemple un 50 %).

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

    A la semaine prochaine !

  • Prochaine reunion d'information sur l'installation en libéral le 19 septembre 2017

    Parce que le libéral est tentant aujourd'hui mais que l'installation fait parfois peur…

    Parce que suite au nombre important d'installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés…

    Parce qu'avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser…

    Parce que même si c'est "pour plus tard" il est toujours utile de se renseigner…

     

     Inflib.com organise une rencontre d'information à l'installation:

                                Le 19 Septembre 2017 de 10h00 à 18h30

     

    Renseignements et inscriptions sur les pages dédiées

    A bientôt !

  • Un été pour se lancer : Vaut-il mieux commencer seul ou intégrer un cabinet, les différents types de contrats et lequel est le meilleur pour commencer ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    Vaut-il mieux s’installer seul ou intégrer un cabinet ?

    Il n’y a, évidemment, aucune de règle absolue… Par contre, il est bien évident aussi que monter un cabinet directement après le salariat va vous demander de tout apprendre en même temps : les soins, les relations aux patients, la gestion du cabinet, les facturations etc. C’est un sacré travail, surtout si vous vous associez avec une autre débutante qui n’a jamais fait de libéral non plus, et tout ça pour, peut-être, vous rendre compte au bout de deux ans qu’au fond ce n’est pas ce que vous vouliez faire et que vous êtes déçu (!).

    Il n’existe donc pas de solution idéale mais, lorsqu’on sort du salariat, passer par quelques mois ou un an de remplacement ou de collaboration dans des cabinets plus anciens, le temps d’apprendre à son rythme les bases des soins et de la facturation semble tout de même un conseil de bon sens. Maintenant il y a aussi beaucoup d’infirmières qui se sont jetées à l’eau directement et s’en sont sorties.

     

    Quelle différence entre associé, collaborateur et remplaçant ?

    Si vous postulez dans un cabinet on va vous proposer d’être soit associé soit collaborateur soit remplaçant. Pour comprendre le sens de ces termes en voici une petite définition rapide ; la notion de base qu’il faut comprendre tout de suite étant : « A qui appartient la patientèle du cabinet ? »

               

    – Le remplaçant… Remplace !

    Le remplaçant remplace donc un infirmier en poste, pour une durée précise et pour une raison précise. Par exemple vous allez remplacer Madame Virginia Henderson au mois de juillet parce qu’elle prend ses vacances. Le contrat de remplacement est donc toujours limité dans le temps, vous pouvez par contre en enchaîner plusieurs, ainsi vous pouvez remplacer Madame Henderson en juillet puis sa collègue Madame F. Nightingale au mois d’août.

     

    L’associé… S’associe !

    L’associé est un membre effectif du cabinet infirmier et il est propriétaire d’une partie de la patientèle. Cette part de la patientèle est comme un capital qu’il peut revendre s’il quitte le cabinet. Techniquement on ne peut donc pas l’exclure du cabinet… Puisqu’il est à lui !

     

    – Le collaborateur… Collabore !

    Le collaborateur est un statut assez récent, un peu particulier, et qu’on ne peut comprendre qu’en regardant la patientèle : le collaborateur a une place fixe dans un cabinet où il ne remplace personne MAIS il n’est pas propriétaire de la patientèle, il n’en est que « locataire ». Il « collabore » donc avec le ou les propriétaires du cabinet, ce statut de collaboration est officiellement celui de « l’apprentissage » en vue d’une association ou de la création de son propre cabinet mais cette période n’a pas de limite dans le temps et est renouvelable à l’infini.

    En pratique, le collaborateur est lié au cabinet par un contrat de collaboration qui peut se rompre des deux côtés en respectant les clauses prévues. Toutefois, il a le droit de se constituer une patientèle propre. Attention cependant : vous ne devez jamais acheter de parts de la patientèle d’un cabinet…pour en devenir juste collaborateur !

    Quel est le meilleur statut pour commencer en libéral ?

    Vous devrez étudier chaque proposition indépendamment, mais deux conseils s’imposent : il faut que le statut qu’on vous propose corresponde au travail réellement effectué (on ne prend pas un remplaçant « pour tous les mercredis » ; on ne prend pas un collaborateur « pour le mois d’août pendant les vacances ») et surtout vous devez systématiquement signer un contrat qui officialise par écrit votre statut.

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

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  • Un été pour se lancer : Comment évaluer ses revenus en libéral, quel temps représente le travail administratif et si je suis malade ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année si vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    Comment évaluer ses futurs revenus ?

    Dans l’absolu c’est impossible parce que cela dépend de trop de variables différentes mais on peut tout de même faire une évaluation rapide pour se donner un premier ordre d’idées.

    Pour commencer il ne faut pas calculer en mois mais en jour de travail : chaque jour de travail un infirmier libéral fait un chiffre d’affaires qui correspond aux soins qu’il a effectués. Vous devez ensuite multiplier ce chiffre d’affaires journalier par le nombre de jours de travail dans le mois pour avoir un chiffre d’affaires mensuel.

    Mais ce chiffre d’affaires mensuel n’est pas votre revenu car vous devez lui retirer les charges pour savoir quel est votre bénéfice. Toujours pour donner un ordre d’idée, nous vous conseillons donc de diviser par deux votre chiffre d’affaires mensuel pour obtenir votre bénéfice mensuel, et c’est ce chiffre-là, le bénéfice mensuel, qui s’approchera le plus de votre « salaire » (ou en tous cas une première idée).

    Pour donner un exemple : si on vous propose de faire 10 jours par mois dans un cabinet qui fait un chiffre d’affaires journalier de 400 euros, votre chiffre d’affaires mensuel sera donc de 4 000 euros. Vous divisez ce chiffre par deux pour provisionner vos charges et vous obtenez le bénéfice mensuel de 2 000 euros. Mais attention ceci n’est qu’un premier ordre d’idées car la réalité est un peu plus complexe que ça…

     

    Combien de temps représente le travail administratif ?

    Aucune étude sérieuse n’a été publiée sur le sujet (et pour cause, voilà bien un sujet compliqué à évaluer : où commence et où finit le travail en libéral ?) mais vous pouvez compter en moyenne une à deux heures de travail administratif par jour travaillé. Ce chiffre n’a bien sûr aucune réalité concrète et n’est qu’un ordre d’idée, cependant si vous travaillez 10 jours, prévoir jusqu’à 20 heures de travail « en dehors du cabinet » (à scanner les prescriptions, entrer et sortir les dossiers des patients, facturer, faire la comptabilité, entretenir le matériel, répondre au courrier…) nous semble un ordre d’idées à peu près crédible.

    Si je suis malade et que je ne peux pas travailler ?

    Nous y voilà, tout n’est pas si rose en libéral… Si vous êtes malade et que vous ne pouvez pas vous lever pour aller travailler, passé le stress de trouver en urgence quelqu’un pour vous remplacer (les libéraux sont soumis à la continuité des soins, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente…), vous n’aurez droit… À presque rien ! (sauf bien sûr si vous avez su anticiper ce problème)… En effet, comme vous pouvez le lire sur nos pages dédiées "L’arrêt de travail de l’infirmière libérale" les prestations de votre caisse (la CARPIMKO) sont trés insuffisantes. Il est donc plus que chaudement recommandé d'avoir anticipé ce problème.

    Pour éviter les catastrophes vous devrez donc souscrire une assurance privée qui va couvrir les gros arrêts et c’est le type de contrat que vous avez signé qui va décider votre « délai de carence ». Les contrats sont tous spécifiques mais classiquement, pour un arrêt pour cause de maladie ce délai est de 15 jours, ce qui signifie une grosse grippe tout de même, et accessoirement une bonne perte de revenus.

    De même, les « jours enfant malades » n’existent pas donc si votre fils a 40 de fièvre ou que la crèche le refuse soit vous perdez une journée complète de travail (si une collègue vous remplace) soit vous n’avez rien.

    Ceci n’est pas dit pour vous faire peur (beaucoup d’infirmiers libéraux élèvent leurs enfants en travaillant) mais vous ne pouvez pas ignorer ce fait dans la construction de votre projet : quoi qu’il arrive, à toutes les étapes de votre projet vous devrez être capable de répondre à la question : « Et si je me casse la jambe, comment je fais ? ». Des solutions existent, n'hésitez pas à nous contacter.

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

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  • Prochaine reunion d'information sur l'installation en libéral le 19 septembre 2017

     

    Parce que le libéral est tentant aujourd'hui mais que l'installation fait parfois peur…

    Parce que suite au nombre important d'installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés…

    Parce qu'avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser…

    Parce que même si c'est "pour plus tard" il est toujours utile de se renseigner…

     

     Inflib.com organise une rencontre d'information à l'installation:

                                Le 19 Septembre 2017 de 10h00 à 18h30

     

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    A bientôt !

  • Un été pour se lancer : Quels soins doit-on maitriser, quel est le meilleur moment pour se lancer et combien gagne-t-on en libéral ?

     

    Pendant quelques semaines le site prend ses quartiers d’été, au frais, pour se ressourcer avant la rentrée. Mais la fin d’été c’est aussi le moment des bonnes résolutions… Et si cette année vous osiez le libéral ? Voici quelques questions (et leurs réponses) pour vous aider à réfléchir.

     

     

     

    Quels soins doit-on maîtriser avant de se lancer en libéral ?

    Il n’y aucune règle absolue et tant que vous avez votre diplôme (!) tous les soins que vous connaissez pourront potentiellement vous être utiles en libéral, suivant le mode d’exercice que vous allez choisir. À l’inverse, il n’est pas nécessaire d’être un crack en soins techniques pour se lancer en libéral, en effet, si vous avez un soin particulier à faire, bien souvent, on vous proposera une formation spécifique au matériel.

    Sur le plan relationnel, de même, il n’y a pas de service qui vous « prépare » plus qu’un autre à exercer en libéral. Les seules vraies qualités nécessaires en libéral sont l’autonomie (vous exercez seul donc il vaut mieux savoir réagir quand arrive un problème) et surtout une bonne capacité à rester calme en toutes circonstances : comme vous êtes seul au domicile, les patients se calquent souvent sur votre réaction pour exprimer la leur donc si vous paniquez, ils paniquent ; si vous êtes calme, ils le seront aussi et tout se passera bien.

     

    À quel moment de sa carrière vaut-il mieux se lancer ?

    Tous les stades de la vie professionnelle infirmière ont leurs avantages et leurs défauts pour se lancer en libéral : « jeune » on est plein d’enthousiasme mais on manque d’expérience et c’est parfois difficile de se projeter dans un projet de vie définitif ; plus tard dans la carrière on est un peu plus fatigué, on a plus de charges à tenir mais on est aussi plus expérimenté et plus au clair avec soi-même et donc apte à se projeter dans l’avenir… Il n’y a donc pas de « bon » ou de « mauvais » moment dans sa carrière pour tenter l’expérience en libéral. D’autre part, les frontières entre le salariat et le libéral sont aujourd’hui bien plus poreuses qu’il y a quelques années et le libéral n’est plus obligatoirement « le choix d’une vie » , on peut y passer quelques années et revenir dans le salariat ou faire évoluer sa carrière différemment. Toutefois, nous conseillons tout de même d'avoir au moins 3 ou 4 ans d'expérience salariée en "équipe de soins généraux" plutôt que s'en tenir aux 2 ans habituellement recommandés.

    Combien on gagne en libéral ?

    C’est bien sur LA question… Mais sa réponse est plus complexe que prévu. Oui « en moyenne » les infirmiers libéraux gagnent plus d’argent à la fin du mois que les infirmiers salariés, mais que signifie cette moyenne, telle est la question… En effet, le chiffre ronflant des revenus annuels moyens ne dit rien du temps passé pour faire ce chiffre et si un infirmier consacre réellement (travail administratif compris) 1 607 heures par an à son activité libérale (temps qui correspond au temps de travail annuel d’un employé aux 35 heures), son revenu réel sera bien en dessous du revenu d’un infirmier salarié. Donc il faut bien comprendre tout de suite que si « en moyenne » les infirmiers libéraux ont un revenu plus élevé que les salariés c’est parce qu’« en moyenne » ils travaillent plus d’heures ! Pire, la différence de revenu entre les salariés et les libéraux n’est même pas proportionnelle à l’augmentation du temps de travail ; en incluant le travail administratif et tout le temps pour faire vivre le cabinet, sans compter les heures de garde près du téléphone, pour un temps de travail multiplié par deux vous ne doublerez probablement pas vos revenus de l’hôpital, tant s’en faut.

    Mais pour répondre clairement à LA question, suivant les ARAPL (associations de gestion dont nous reparlerons plus tard) le bénéfice moyen (le revenu réel) des infirmiers libéraux pour 2015 est de 50 600 euros (ou 4 216 euros par mois), or il était de 51 000 euros en 2014 et il serait donc en baisse ! Mais ces chiffres montrent aussi une grande disparité des revenus entre les professionnels car la moyenne du quart des infirmiers libéraux les moins « rémunérés » s’établit à 27 500 euros par an (2 290 euros par mois) alors qu’il est à 62 140 euros par an (5 178 euros par mois) pour le quart supérieur, soit une différence de revenu de 1 à 3 d’un infirmier à l’autre !

    Pour vous aider à y voir plus clair, sachez que  tout cela fait partie des sujets majeurs que nous abordons lors des formations à l'installation alors n'hésitez pas à vous renseigner sur les pages dédiées pour participer à la prochaine!

    A la semaine prochaine !

  • Les contrôles des caisses de Sécurité sociale : une semaine infirmière (de révision)

     

    Les dernières années ont été marquées par les procès de plus en plus retentissants des caisses de sécurité sociale contre les infirmiers. Mais ces contrôles sont-ils vraiment plus fréquents ? Et pourquoi ? Une semaine infirmière pour comprendre.

     

    Les contrôles sont-ils plus fréquents ?

    Ne travaillant pas dans une caisse de Sécurité sociale c’est difficile à dire même si c’est l’avis le plus répandu dans la profession, certains infirmiers parlant même de « harcèlement » des caisses. Une chose est sûre cependant : la dématérialisation des feuilles de soins (et encore plus des ordonnances) a rendu les contrôles infiniment plus faciles et rapides puisque toutes les cotations, toutes les ordonnances, toutes les moyennes départementales et nationales sont maintenant à un clic de souris des contrôleurs sans besoin de passer par la case des archives de la CPAM où tous les courriers reçus étaient rangés ensemble par jour de réception. Chacun en tirera donc les conclusions qu’il souhaite.

     

    Quelle est la différence entre les services administratifs et les services médicaux des caisses de Sécurité sociale?

    Une caisse de Sécurité sociale contient classiquement deux grands services aux rôles très différents : les services administratifs et les services médicaux.

    Les services administratifs, qui emploient uniquement des agents administratifs, sont ceux qui gèrent le flux quotidien des remboursements des soins, ils n’ont donc qu’une lecture administrative des cotations reçues et vérifient uniquement si ces cotations respectent les formes administratives des cotations (pas d’AMI 32 ou plus de 4 séances d’AIS 3 par jour par exemple). Ce sont eux qui déclenchent les remboursements à 3 jours lorsque les formes « administratives » des cotations sont respectées mais ils n’ont aucun regard possible sur le soin en lui-même ni sur la concordance entre la prescription et la cotation. Ainsi, si par erreur vous cotiez une injection intramusculaire AMI 4 + MCI les services administratifs déclencheront probablement un remboursement dans un premier temps…

    MAIS

    Les services médicaux qui emploient des médecins et depuis peu quelques infirmières, eux, ont pour fonctions (entre autres…) précisément de vérifier la concordance entre le besoin médical, la pertinence, la qualité du soin effectué et sa cotation. Et ce sont eux qui vont voir que votre fameuse cotation MAI 4 + MCI est totalement fausse et lancer une procédure de contentieux qui peut remonter jusqu’à 3 ans.

    Il y a donc deux types de contentieux possibles avec une caisse de Sécurité sociale : soit un contentieux administratif si vos cotations ne respectent pas les règles de la convention soit un contentieux médical si les cotations ne correspondent pas au soin réellement effectué en qualité ou en quantité. Ces deux contentieux ne s’annulent pas et au contraire, en général, ils s’additionnent… Mais avec des motivations différentes.

    Qu’est ce qu’une « tolérance » et pourquoi les règles des caisses de Sécurité sociale semblent changer d’un département à l’autre ?

    C’est un grand classique quand deux infirmiers libéraux de deux départements différents discutent : telle cotation « passe » en basse Bretagne quand telle autre « ne passe pas » en corse du sud. On dit alors que c’est une « tolérance » que pratique telle caisse et pas telle autre.

    On ne peut pas nier que ces tolérances existent ne serait-ce que pour mettre un peu d’huile dans la machine (par exemple avec les DSI…) mais on ne répétera jamais assez qu’elles ne sont basées sur rien, sur aucun texte, et que les infirmiers ne doivent jamais les interpréter comme une possibilité légale et au contraire toujours se référer aux textes nationaux auxquels aucune caisse ne peut se soustraire. N’oubliez pas que – jamais écrites — les fameuses tolérances peuvent cesser du jour au lendemain et vous mettre de fait dans l’illégalité et ce même si « la dame de la sécu vous a dit au téléphone qu’on peut le faire ». L’exemple le plus flagrant est le mode dégradé pour les soins des remplaçants qui a été largement « toléré » car il permet de réduire le volume de feuilles de soins à traiter pour les caisses de Sécurité sociale ; reste que tous ceux qui le pratiquent sont dans l’irrégularité totale et n’ont aucun argument pour se défendre si on leur en fait le reproche un jour…

    Les relations avec les caisses de Sécurité sociale, même parfaitement cordiaux, doivent toujours passer par des textes et pas des déclarations orales (même si elles sont pleines de bonnes intentions). Enfin l’application de la convention est la même sur tout le territoire et si ce n’est pas le cas vous devez absolument vous défendre.

    A la semaine prochaine !

  • Prochaine reunion d'information sur l'installation en libéral le 19 septembre 2017

     

    Parce que le libéral est tentant aujourd'hui mais que l'installation fait parfois peur…

    Parce que suite au nombre important d'installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés…

    Parce qu'avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser…

    Parce que même si c'est "pour plus tard" il est toujours utile de se renseigner…

     

     Inflib.com organise une rencontre d'information à l'installation:

                                Le 19 Septembre 2017 de 10h00 à 18h30

     

    Renseignements et inscriptions sur les pages dédiées

    A bientôt !