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  • Mémo-Guide de l’infirmier libéral: Réussir son installation et optimiser son activité

    La promesse de meilleures conditions de travail attire chaque année un nombre plus important d’infirmières vers l’exercice en libéral. Autonomie qualité relationnelle progression possible des revenus… autant d’arguments pour s’installer seul(e) ou à plusieurs en cabinet.
    Mais cette installation a de fortes contraintes dont beaucoup ne sont pas étudiées lors de la formation initiale.
    Rencontre avec Nathalie Petit, l’un des auteurs du Mémo-Guide de l’infirmier libéral. Lire la suite »

  • inzee.care : une solution numérique pour recevoir des demandes de soins des hôpitaux et cliniques

    D’abord expérimentée sur l’Ile de France puis déployée dans 7 régions, la solution inzee.care est une plate-forme de mise en relation entre les IDEL et les établissements de santé qui permet à ces derniers d’envoyer leurs demandes de soins rapidement et facilement et ainsi fluidifier le parcours du patient. Rencontre avec Frédéric Beneat, IDEL et co-fondateur de la solution. Lire la suite »

  • Un infirmier s’enchaine dans une caisse CPAM.

    Mardi 20 Mars un infirmier libéral du cotentin s’est enchainé pendant une heure au bureau de la directrice de la caisse de CPAM de Cherbourg. Interview exclusive.

    Tout a commencé lorsque Florent a reçu un épais recommandé de sa caisse de CPAM. À l’intérieur, une liasse de feuilles lui signale une liste de soins sur lesquels la caisse fait des remarques pour « soupçon d’irrégularité » et lui demande de se justifier.

    « Dès que je l’ai reçue, je me suis dit que ça y est, c’est pour moi… », nous confie Florent. Ce courrier est la première démarche des caisses lors d’un contrôle et si l’infirmier ne peut pas justifier ses soins, il risque une plainte et des poursuites judiciaires. « Je connais ce type de courrier et dès que je l’ai reçu je me suis mis à ne plus dormir, 15 000 euros c’est la fermeture de mon cabinet ! Je sais que je cote mes soins correctement, mais je sais aussi qu’une de mes collègues dans le même cas a cherché à justifier tous ses soins mais qu’on lui a reproché alors d’avoir fait des justificatifs antidatés. Alors j’ai appelé mes collègues et je leur ai donné rendez-vous à la CPAM ».

    Là, il s’est procuré une chaîne et deux cadenas puis il est rentré dans le bureau de la directrice de la caisse et s’est attaché au bureau en demandant à s’expliquer. La caisse a alors appelé les forces de l’ordre et fermé ses portes avec une demi-heure d’avance.

    Plusieurs collègues de Florent sont restés devant les portes fermées et ont répondu à des interviews pour la presse locale. La directrice de la caisse a alors quitté le bureau en laissant Florent seul puis les forces de l’ordre sont venues le déloger au bout d’une heure avec la promesse du directeur départemental de le rencontrer et d’étudier son dossier.

    Le lendemain Florent a la surprise de voir que la caisse porte plainte contre ses collègues infirmiers pour avoir molesté et insulté une employée « Je suis très étonné car tous les témoins sur place, que ce soit la police ou même les forces de l’ordre, personne n’a rien vu ! ». Le directeur départemental explique qu’il a dû porter cette plainte pour pouvoir faire intervenir la police « Mais je ne comprends pas, c’est moi qui ai causé le désordre, pas mes collègues ! ».

    Florent ne sait pas encore quelle suite il va donner a tout cela et souhaite d’abord rencontrer le directeur pour s’expliquer « Mais pas par téléphone, je veux lui parler avec des témoins ! », il conclut « De toute cette histoire j’ai surtout vraiment l’impression que plus tu es honnête dans tes cotations, plus tu prends de risques… C’est le bordel ! »

    Olivier Blanchard

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    Nouvelle condamnation pour une idel des Hauts de France déjà condamnée à de la prison ferme en 2016…

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  • Nouvelle condamnation pour une idel des Hauts de France déjà condamnée à de la prison ferme en 2016…

    Après une très lourde condamnation à de la prison ferme en Juin 2016, une infirmière libérale des Hauts de France, qui dort toujours en prison à ce jour, a été à nouveau condamnée par le tribunal le mois dernier. Retour sur cette histoire hors normes…

     

    Cette jeune infirmière d’une trentaine d’année a obtenu son diplôme en 2007. En 2011 elle décide de s’installer en libéral. Lors de son procès Il a été démontré qu’elle a travaillé dans différents cabinets d’infirmiers libéraux où elle a subtilisé des données médicales et administratives de plusieurs patients de ces cabinets. Elle s’en servira plus tard en 2013 pour faire des facturations fictives peu après s’être installée dans son propre cabinet. La fraude a duré jusqu’à l’été 2016. Soit au total prés de 3 ans.

    Une fois la justice saisie par la CPAM, tout est allé très vite. A la vue de l’ampleur de la fraude et de la gravité des faits l’infirmière libérale a été jugée en comparution immédiate, ce qui est peu fréquent dans ce type d’affaire. Elle sera condamnée dans la foulée à 5 ans de prison ferme dont 2 avec sursis et mandat de dépôt. Elle a dormi en prison le soir même de sa condamnation.

    D’après le journal la voix du Nord qui retrace l’affaire, elle aurait facturé près de 1 millions d’euros de prestations fictives qu’elle doit intégralement rembourser!

    L’histoire judiciaire de cette infirmière ne s’arrête pas là. Car après avoir été condamnée pour escroquerie et blanchiment, elle était poursuivie pour fraude fiscale, défaut de comptabilité et absence de déclaration de 2012 à 2014.

    C’est pour ces motifs qu’elle vient à nouveau d’être condamné le mois dernier. L’administration fiscale parle d’une somme de 664 575€ non déclarée représentant un impôt non payé de 256 412€!

    Le tribunal à condamné l’infirmière à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve. La confusion des peines avec le premier jugement de 2016 demandé par son avocat a été accepté.

    Mais ses problèmes judiciaires sont loin d’être finis car la direction des finances publiques se porte partie civil et un renvoi aux intérêts civils a été prononcé pour les dommages et intérêts lors du premier procès.

    Affaire à suivre…

     

    Ce cas d’escroquerie hors normes pose quand même quelques questions.

    Mais qu’a fait la CPAM dans cette histoire?

    Que s’est il passé avec la CPAM? On est en droit de se questionner sur le pourquoi du comment la CPAM a pu attendre 3 ans avant de tirer la sonnette d’alarme. D’après le journal “La voix du Nord”, la fraude représentait certains mois 60 000€ de chiffre d’affaire alors que pour sa première année pleine d’activité et tout juste avant de commencer cette fraude elle avait réalisé un chiffre d’affaire annuel de 48000€! Il est évident que dans cette affaire la CPAM a manqué de clairvoyance pour avoir laissé faire pendant 3 longues années.

    La sanction aurait elle été aussi lourde pour l’infirmière si elle avait été stoppée dans son élan après seulement quelques mois de fraude? Car pour donner l’exemple, la sanction a été particulièrement sévère. 3 ans de prison ferme tout de même et 1 million d’euros à rembourser, plus peut être les condamnations à venir au civil.

    Les systèmes de surveillance sont clairement à revoir. Chaque CPAM connait le CA moyen des professionnels de santé de chaque branche. Comment est il possible qu’elle ne s’attarde pas sur un cas où le CA représente près de 10 fois le CA moyen des autres infirmiers du département?

    Les caisses vous rattrapent parfois pour quelques centaines d’euros d’indus mais n’est pas capable de détecter un problème avec une infirmière qui facture 60 000€ de CA sur un mois???

    Ou alors, on peut aussi parfois se demander si il y a une volonté des caisses d’attendre que le chiffre de la fraude monte avant de passer à l’action afin que l’affaire soit plus “spectaculaire”.

    Je préfère croire qu’il s’agit juste d’une défaillance des systèmes anti fraude mis en place par la sécu. Ce qui est à mon sens tout aussi problématique.

    Quoi qu’il en soit la morale de cette histoire c’est que l’escroquerie à la Sécu peut conduire à de la prison ferme et couter très très cher…

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    Retour sur le procès en instance d’une infirmière…

  • La vaccination en pharmacie passe mal, les défaillances de cabinets d’infirmiers libéraux explosent et l’ordre infirmier vient en secours aux infirmiers de saint Martin : une semaine infirmière !

    Alors que le ministère de la Santé annonce déjà la réussite de cette expérimentation , l’autorisation de vacciner par les pharmaciens passe toujours aussi mal auprès des infirmiers libéraux. En même temps, alors que les signes de reprise économique s’accumulent le nombre de cabinets d’infirmiers libéraux déclarés en défaut de payement explose de 53 % au troisième trimestre 2017. Enfin le président de l’ordre infirmier a pris l’avion pour apporter de l’aide et du matériel aux infirmiers de saint Martin.

     

    La vaccination en pharmacie passe mal

     

    Deux articles sont passés cette semaine sur la grogne des infirmiers dans le Puy de dôme et dans la Loire face à l’autorisation de vacciner contre la grippe pas les pharmaciens.

    « Il faudra regarder, fin janvier, s’il y a eu une augmentation de la couverture vaccinale et surtout qui s’est fait vacciner parce que si ce sont seulement ceux qui se faisaient vacciner par les infirmiers, on aura juste déplacé l’enveloppe, déplacé la rémunération. On est en train de déshabiller les infirmières pour habiller les pharmaciens ! »

     

    53 % de défaillances chez les « infirmiers et les sages-femmes » au troisième trimestre 2017.

     

    Cela partait pourtant comme une bonne nouvelle, au troisième trimestre 2017 le nombre d’entreprise en « défaillances » a baissé de 5.2 % au niveau national ce qui est un signe historique de reprise économique.

    Note : Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure intervient lorsqu’une entreprise est en état de cessation de paiements, c’est-à-dire qu’elle n’est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Mais il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. Un jugement d’ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d’une entreprise inscrite dans le cadre d’une procédure judiciaire) ne se résout pas forcément par une liquidation. Ainsi, Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Toutes les cessations n’ont pas donné lieu à une défaillance. (Source insee )

    Mais comme le petit village gaulois dans Astérix, un seul secteur va à l’encontre de cette embellie généralisée : les entreprises de soins infirmiers et de sages-femmes qui enregistrent une augmentation de + 53 % de défaillances sur la période. Donner une explication claire est bien sûr difficile et hasardeux, cependant on ne peut nier que « quelque chose se tend » dans la profession et plus que jamais, pour ceux qui ont le projet de s’installer en libéral, il ne faut pas hésiter à se former et à s’informer pour sécuriser son projet par exemple en participant à la prochaine journée inflib de préparation à l’installation le 23 novembre.

     

    L’ordre infirmier au secours des infirmiers libéraux de saint Martin

     

    Après le passage d’Irma et Maria, l’Ordre des infirmiers a tenu à manifester sa solidarité : « La communauté infirmière nationale rend hommage à la mobilisation de tous les infirmiers qui travaillent et vivent dans des conditions très difficiles. Je tire mon chapeau à tous les professionnels de santé et plus particulièrement aux infirmiers libéraux qui après le passage du terrible ouragan Irma n’ont pas hésité à prendre leur sac à dos pour intervenir auprès de la population dans le besoin » a déclaré Didier Borniche, Président du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, lors de sa visite dimanche 22 octobre à Saint-Martin.

    Afin de soutenir au mieux les infirmiers (e) s de Saint-Martin, mais aussi de les encourager à rester, plusieurs mesures ont été prises :

    – Création d’une « enveloppe d’entraide d’urgence » ;

    – Mise à disposition de matériel informatique ;

    – Priorité pour le rétablissement des réseaux téléphonique et Internet et pour les travaux d’urgence relatifs au logement (Un grand deux-pièces peut atteindre les 3 500 euros par mois. Dans certaines circonstances, le malheur des uns, fait véritablement le bonheur des autres…).

     

     

    Le détournement sexuel du Vicks Vaporub…

     

    À la rédaction c’est l’article qui nous a fait rire toute la semaine : des gynécologues du « Royal College of Obstetricians and Gynaecologists » (en Angleterre donc…) mettent en garde les soignants contre un mésusage dangereux du médicament Vicks Vaporub qui se développe actuellement en Angleterre.

    En effet des petits malins ayant bien senti que le Vicks Vaporub « ça chauffe et ça picote » ont eu l’idée (géniale, forcément géniale) de s’en mettre… Partout. Créant évidemment des risques assez importants d’infection par modification de la flore vaginale. Bref, en Angleterre, quoi qu’il arrive, au moins l’hiver sera chaud…

     

    À la semaine prochaine !

     

     

  • « Cette année pour la vaccination, avec les pharmaciens je me suis retrouvée face à un mur ! », une semaine infirmière.

    Dans près de 3 000 pharmacies des régions Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine, les pharmaciens peuvent injecter le vaccin contre la grippe en officine à titre d’expérimentation dés cette année et ce pour une durée de 3 ans (cela concerne les pharmaciens volontaires qui ont suivi une formation dont le contenu est défini par un arrêté). Ariane*, infirmière dans le centre de Bordeaux nous a contactés pour nous faire part de son vécu, quelques semaines après le lancement de cette expérimentation.

    « Cette année c’est eux qui gèrent… »

    « Je suis installée depuis 12 ans dans un cabinet au centre de Bordeaux mais par manque de visibilité j’ai dû déménager il y a deux ans pour un cabinet avec plus de passages. Nous sommes plutôt nombreuses sur mon secteur et avec ma collègue nous avons eu envie de nous spécialiser dans les soins primaires et la prévention, le travail en collaboration avec les autres professionnels de santé. Dans le nouveau cabinet, nous avons notamment mis en place des permanences plus régulières et ce particulièrement pour la période de la vaccination antigrippale. Nous sommes placés assez près de quatre pharmacies et l’année dernière je suis allée les voir pour leur expliquer notre démarche. J’ai été très bien reçue, tout le monde était enthousiaste devant nos efforts et effectivement j’ai fait plus de 100 vaccinations sur la période.

    Mais cette année lorsque je me suis présentée à nouveau pour le début de la période de vaccination, je me suis retrouvé face à un mur : deux d’entre elles ont carrément refusé de me parler et on m’a dit que « cette année c’est eux qui gèrent… », comme si ma démarche n’avait tout à coup plus aucun intérêt…

    Une troisième pharmacie a été un peu plus contente de me voir car ils ne souhaitent pas faire les vaccins eux-mêmes mais ils ont reconnu avec sincérité que si le patient leur demande de le vacciner, ils ne peuvent pas prendre le risque de perdre un client en refusant… Au final j’ai franchement l’impression d’assister à la captation de nos actes par les pharmacies! Bien sûr l’argument de santé publique de la couverture vaccinale est tout à fait juste et on ne peut nier que les pharmaciens, par leur disponibilité à l’officine, sont un pivot essentiel de la santé primaire. Mais est-ce que cet argument peut s’entendre dans un secteur largement doté comme le mien ? On me dit en plus que dans la formation initiale des pharmaciens il y a maintenant la formation à la vaccination mais aussi à l’entretien thérapeutique, en particulier sur le diabète… Alors quel est l’avenir ? La pharmacie a-t-elle vocation à nous remplacer ? À nous salarier pourquoi pas ? J’attends la fin de la période de vaccination pour savoir quel a été l’impact réel sur la fréquentation mais je suis clairement inquiète… ».

    * Le prénom a été changé

    Pour mémoire

    • La liste des patients que l’infirmier peut vacciner a été définie par l’arrêté du 19 juin 2011
    • L’infirmier ne peut vacciner (sans prescription médicale) que si le patient a déjà été vacciné une première fois au cours des trois années précédentes.
    • L’infirmier ne peut vacciner que les adultes de plus de 18 ans
    • L’infirmier ne doit pas vacciner les femmes enceintes (même si elles font partie des populations cibles pour l’assurance maladie, cet acte est médical)
    • La rémunération de cet acte est de 1 AMI 1 (avec une prescription médicale) ou de 2 AMI 1 (avec un bon de prise en charge) et le cumul de cet AMI suit les règles habituelles de l’article 11 b de la NGAP (deuxième acte à 50 %, troisième gratuit, non-cumul avec les AIS)
    • L’infirmier ne peut vacciner que si le patient présente une prescription de vaccination ou un bon de prise en charge.

     

    Les pharmaciens peuvent vacciner un patient qui se présente sans prescription et sans bon de prise en charge

    Extrait de la FAQ de l’ordre des pharmaciens (cela s’adresse aux pharmaciens !)

     » Puis-je vacciner une personne de la population cible sans bon de prise en charge ni prescription médicale ?

    Oui. Les textes le permettent, mais aucune rémunération n’est prévue dans ce cas.

    En effet, l’article 3 de l’arrêté définit les personnes que le pharmacien est autorisé à vacciner et l’article 5 du décret conditionne, pour sa part, la rémunération de l’acte vaccinal à une prescription médicale ou un bon de prise en charge.

    La Direction de la Sécurité sociale (DSS) indique que le pharmacien autorisé peut vacciner des personnes éligibles qui se présenteraient à son officine sans bon ni ordonnance. Cependant, la traçabilité de l’acte vaccinal devra être assurée pour distinguer ces situations de celles qui donnent droit à une rémunération dans le cadre du bilan final d’activité de l’expérimentation, qui sera renvoyé aux ARS. Le vaccin ne sera pas pris en charge par l’Assurance maladie obligatoire. Si les personnes, éligibles au regard de l’article 3 de l’arrêté du 10 mai 2017, ne disposent ni de bon, ni de prescription médicale, elles pourront être vaccinées par le pharmacien aux conditions suivantes :

    1- Le prix du vaccin sera intégralement payé par la personne.

    2- Le pharmacien ne pourra pas être rémunéré pour cet acte. »

     

    À la semaine prochaine !

  • Une négociation à pas lents, des médecins qui préfèrent les infirmières libérales aux HAD et un nouveau site flambant neuf : une semaine infirmière !

    Plusieurs fois retardées et finalement lancées juste avant l’été, les négociations conventionnelles avancent au rythme d’une réunion par mois et dans ce laps de temps chacun des syndicats présents autour de la table nous donne sa version de l’histoire en cours… En attendant, parce qu’il ne faut tout de même pas se priver des bonnes nouvelles : une enquête exclusive dans  un URPS d’île de France montre que les médecins généralistes plébiscitent les infirmiers libéraux face aux HAD pour les prises en charge de patient. Enfin, taratata, vous l’avez sûrement vu mais votre site inflib.com a fait peau neuve !

     

    Les négociations avancent (doucement)

    On vous en parlait dès l’ouverture en juillet, les 3 sujets de cette session de négociations conventionnelles entre les syndicats représentatifs et les caisses d’assurance maladie sont le zonage, la DSI, et d’autres sujets « annexes » en matière « d’éducation thérapeutique et sur l’implication des professionnels dans la prise en charge de certaines populations… »

    Où en sommes-nous à ce jour ?

    Pour le zonage : Le sujet semble tellement au point que la Sécurité sociale propose de signer dès le 21 novembre (dans deux mois) un « avenant intermédiaire » uniquement sur ce sujet, ce qui reviendrait à durcir les conditions d’installations quasiment sans contrepartie immédiate. Les deux syndicats SNIIL et CONVERGENCE INFIRMIÈRE s’en offensent quand la FNI temporise.

    Pour le BSI : Sans surprise, le test « grandeur nature » qui a été mis en place juste quelques semaines avant le début des négociations n’est ni fini ni exploitable. Logiquement, la modification de l’acte AIS qui devrait y être lié (même si on ne voit pas trop comment une négociation conventionnelle viendrait modifier la NGAP puisque ce sont deux textes différents…) est suspendue elle aussi. La Sécurité sociale propose donc de faire un avenant définitif sur ce sujet fin juin 2018 (soit dans 8 mois). La aussi les deux syndicats SNIIL et CONVERGENCE INFIRMIÈRE s’en offensent quand la FNI temporise.

    Pour les « autres sujets », comme toujours, la plus discrétion est de mise puisque personne ne communique là-dessus. Quelles sont les avancées professionnelles qui justifieront pleinement le recul de la liberté d’installation et une facilité accrue de contrôle des ais 3 (acte conflictuel s’il en est…) ? Le mystère et le suspense restent donc encore entier. À suivre !

    Note : Quant au syndicat ONSIL, exclu de ces négociations pour cause de représentativité insuffisante, il publie une lettre à Nicolas Revel sur sa page Face book pour lui demander de « les éclairer sur ses intentions »

    Les infirmiers libéraux préférés au HAD par les médecins généralistes d’île de France

    l’URPS médecine libérale d’île de France a mené une enquête sur la « visite à domicile » chez ses adhérents. On y apprend que le maintien à domicile se fait à 92 % avec des infirmiers libéraux et que la régulation avec les infirmiers se fait pour 89 % du temps au téléphone. Mais surtout on y lit que « seuls 5 % des HAD sont prescrites par un médecin libéral, alors que 71 % des médecins généralistes libéraux savent qu’ils peuvent la prescrire. En effet, ils semblent privilégier une organisation entre acteurs de proximité pour la prise en charge à domicile de leurs patients, plus fluide et adaptée à leur exercice ». Ainsi, « L’URPS Ile-de-France constate que les médecins libéraux prennent en charge des patients présentant des modes de prise en charge équivalents à ceux de l’hospitalisation à domicile (HAD) pour un coût bien moindre puisque le coût moyen d’une journée de prise en charge HAD est estimé à 196 € par l’Assurance Maladie ». Enfin, cette enquête révèle que 52 % des prises en charge à domicile n’ont pas pu se faire à cause « d’un manque de structure ou de professionnels relais permettant le maintien à domicile ». En ces temps de restriction à l’installation des infirmiers libéraux, voilà comme un son de cloche dissonant…

    Un nouveau site pour inflib.com

    Vous l’avez sûrement vu par vous-même : le site inflib.com a fait peau neuve ces dernières semaines. En particulier il est devenu bien plus accessible sur les portables et sur les tablettes. C’est la première des grands changements à venir pour nous mais on vous réserve encore la surprise (ceci dit rassurez-vous on ne change pas nos classiques comme les réunions d’installation dont la prochaine est le 17 octobre ). Alors ce nouveau site, on en pense quoi ?

     

    A la semaine prochaine !

     

     

     

  • Un an aprés que sont-ils devenus ? Une semaine infirmière !

     

    Après un été entier à vous aider dans votre lancement en libéral (et si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à vous inscrire à une des « journées de formation spéciale installation »), à la rédaction, nous avons eu envie de revenir sur les grands moments de l’année passée en se demandant ce que sont tous devenus tous les professionnels que nous avions croisés ; un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant de foncer dans une nouvelle année…

     

     

    Ludovic, celui qui n’arrivait pas à financer sa troisième année.

    C’était en mai dernier et l’on découvrait l’histoire de Ludovic, un étudiant infirmier en reconversion professionnelle qui avait lancé un pot commun pour financer sa troisième année.

    C’est avec joie qu’on a appris que tout allait bien pour lui, il a réussi à financer (de justesse) sa troisième année et il continue donc sa formation, motivé comme jamais. Il a tenu à adresser un petit message à tous ceux qui l’ont soutenu :

    « Alors que je pensais mon rêve inatteignable, une idée folle née d’une promotion qui n’hésite pas à déplacer les montagnes, relayée par une multitude de personnes bienfaisantes, me permet aujourd’hui de faire ma 3e année et ainsi devenir infirmier malgré les embûches plus que nombreuses. Grâce à vous tous, au travers des dons mais aussi via ces mots et témoignages qui m’ont profondément touché et motivé, j’ai aujourd’hui mon petit miracle. Les mots ne suffiront jamais pour vous remercier et vous montrer ma reconnaissance, alors c’est par mes actes en tant que soignant, que je ferai en sorte de vous montrer ma gratitude. Merci d’avoir été là pour moi ».

     

    Hélène, celle qui dormait devant la CPAM

    C’était en janvier, Hélène, infirmière libérale condamnée à verser 54 000 euros à la Sécurité sociale demandait un étalement de sa dette sur trois ans ce que refusait la CPAM. À bout de colère elle a alors dormi trois nuits devant la CPAM de Bordeaux et remué tous les médias infirmiers.

    Aujourd’hui Hélène a réussi à obtenir un étalement de sa dette sur trois ans et elle paye sa dette tous les mois. Elle a dû vendre sa maison et découvert à cette occasion que la caisse y avait posé une hypothèque… Sans la prévenir. Moins asphyxiée financièrement, elle continue son combat et est très active sur les réseaux sociaux.

     

    Simon, celui qui avait quitté le libéral

    On avait rencontré Simon comme porte-drapeau du conflit des IK en Savoie mais en février 2017 il a mis en vente son cabinet pour retourner dans le salariat.

    Aujourd’hui il a vendu son cabinet assez facilement et il est venu s’installer en gironde pour travailler dans un SSIAD. Il ne regrette pas son choix car cela lui a permis de se rapprocher de sa famille, et ce même s’il a réussi à se faire embaucher dans un SSIAD qui avait déjà défrayé la chronique de la profession il y a quelques mois… (À la rédaction nous avons déjà ouvert les paris sur le temps qu’il va mettre à faire à nouveau parler de lui ;)) )

     

    Charline, celle qui était passée à la télé !

    C’était en juin 2016, lors d’un reportage pour « les yeux d’olivier » on découvrait Charline, une infirmière libérale rurale qui avait des choses à dire

    Aujourd’hui elle revient sur le « devant de la scène » parce qu’elle publie un livre qui raconte avec humour et émotions une de ses semaines de tournée. Sorti le 20 septembre, son "Bonjour c'est l'infirmière !" livre a reçu un accueil très chaleureux par toute la presse et serait déjà en réimpression…

     

    Nicolas Revel celui qui avait fait une bourde

    Lors d’une interview pour infirmière libérale magazine, le patron de l’assurance maladie a lâché cette phrase étrange qui nous avait fait réagir « On pourrait imaginer qu’au lieu de passer 5 fois par jour, l’infirmière ne vienne plus que deux fois, mais avec une charge plus lourde et une intervention mieux rémunérée » et c’est ce chiffre de 5 qui nous a surpris. En effet soit l’infirmière passe pour des soins techniques sur prescription et le nombre de passages est décidé par le médecin ou le protocole (on voit mal alors comment l’UNCAM compte expliquer au médecin les protocoles de traitements sur vingt-quatre heures…) soit l’infirmière passe pour son rôle propre, la fameuse séance de soins infirmiers ou l’AIS 3 sauf que son nombre maximal par jour est de… 4 !

    Aujourd’hui la réponse à cette interrogation nous est revenue par le journal « infirmière libérale magazine », qui reprend nos propos, nous cite (gloire !) et nous répond en citant à son tour le service de presse de l’assurance maladie : « Cette formulation ne se voulait pas représentative d’une situation, mais venait simplement illustrer de manière claire le principe expliqué… »…Donc acte.

     

    À la semaine prochaine !

     

     

  • Prochaine reunion d'information sur l'installation en libéral le 17 Octobre 2017

     

    Parce que le libéral est tentant aujourd'hui mais que l'installation fait parfois peur…

    Parce que suite au nombre important d'installations de nouveaux pièges sont tendus à ceux qui ne sont pas bien préparés…

    Parce qu'avant de se lancer il y a des questions utiles à se poser…

    Parce que même si c'est "pour plus tard" il est toujours utile de se renseigner…

     

     Inflib.com organise une rencontre d'information à l'installation:

                                Le 17 Octobre 2017 de 10h00 à 18h30

     

    Renseignements et inscriptions sur les pages dédiées

    A bientôt !

  • Une mutuelle "pas cher" qui rembourse très bien l'optique et le dentaire et sans délais d'attente, ça existe!

    Vous êtes de plus en plus nombreux à nous demander quelle mutuelle aujourd'hui permet d'être bien remboursé en optique et dentaire sans avoir à payer une cotisation astronomique. Notre expert en protection sociale des idels l'a dénichée pour vous.

    Depuis le changement de la réglementation sur les complémentaires santé en 2016, la prise en charge par les mutuelles a beaucoup évolué et malheureusement pas toujours dans le bons sens pour l’assuré. Les cotisations se sont envolées et les remboursements sont souvent moins bons qu’avant. Par exemple, le forfait optique qui était auparavant utilisable tous les ans ne l’est plus qu’une fois tous les 2 ans! 

    De plus, certains se sont affiliés à la mutuelle de leur conjoint qui est salarié en pensant que c’était obligatoire. Malheureusement, souvent ces contrats se font avec une formule de base qui prend très mal en charge tous les postes de dépenses importants comme l’optique et le dentaire.

    Sachez qu’en tant que travailleur indépendant vous pouvez parfaitement avoir votre propre contrat et comme en plus il sera dans le cadre de la loi Madelin vous réaliserez une économie d’impôt au passage.

    Comme nous le faisons pour la prévoyance, nous avons donc souhaité, chez inflib, répondre à cette demande forte qui était de trouver une mutuelle aux tarifs abordables mais qui ne rogne pas sur le montant des prestations :

    Par exemple, pour environ 70€/mois une idel de 40 ans habitant en Normandie bénéficiera de la formule maximale avec des remboursements en dentaire de 800% du tarif  de convention sécu soit jusqu’à 860€ de prise en charge pour une couronne! Si elle a des enfants et qu’elle souhaite les avoir sur son contrat (ceci augmentera le prix de la cotisation mensuelle), l’orthodontie est prise en charge jusqu’à 500% du tarif de convention sécu soit jusqu’à prés de 2000€/an. 

    L’optique aussi est très bien remboursée avec un forfait de 450€ pour une monture avec verres simple + forfait lentilles de 400€/an.

    Les médecines douces ne sont pas oubliées car le forfait annuel est de 250€.

    Que dire également du remboursement des consultations chez le médecin généraliste et spécialiste qui peuvent aller jusqu’à 600% du tarif de convention sécu!!!

    Il existe bien entendu d’autres formules avec des cotisations moins élevées et qui proposent un niveau de remboursement important. 

    Sachez aussi qu’en Ile de France et dans les grandes métropoles les mutuelles ont un tarif plus élevé de l’ordre de 10 à 20%.  

    Cerise sur le gâteau avec cette mutuelle, il n’y a pas de délais d’attente pour la prise en charge en optique et dentaire. C’est à dire que même pour celles et ceux qui n’avaient pas de mutuelle avant, ou en avaient une mais avec des garanties plus faibles, il n’y aura pas besoin d’attendre 6 mois pour en profiter comme c’est le cas avec la plupart des autres contrats.

     

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