Résilience poursuit sa bataille anti-Ordre

Le syndicat Résilience, opposé à l’Ordre national des infirmiers (ONI), a adressé en mai deux courriers, l’un au président de l’Ordre infirmier du Haut-Rhin et l’autre à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Dans son courrier à l’Ordre des infirmiers alsacien, Hugues Dechilly, secrétaire général de Résilience, ironise sur l’affaire des infirmières convoquées à la gendarmerie pour non-inscription au tableau de l’Ordre. « J’ai le plaisir de vous informer que les adhérents de Résilience ont décidé à la presque unanimité de vous décerner le Beurk d’Honneur 2014, à titre exceptionnel et avec six mois d’avance, cette distinction étant réservée aux personnalités ayant contribué à la dégénérescence et à la dégradation de l’image ordinale infirmière, écrit-il. Je vous invite donc à poursuivre ce type d’actions très contre-productives pour votre organisation ordinale qui n’avait pas besoin de cela pour ajouter au discrédit dont elle bénéficie au sein de notre profession infirmière, accélérant ainsi le déclin visant à l’abrogation, par tous moyens, de l’Ordre infirmier que plus de 90 % des professionnelles, inscrites sous les menaces ou illégales, auquel elles refusent de se soumettre ».

Dans un second courrier, destiné à la ministre de la Santé, il rappelle que Didier Borniche, président de l’Ordre, a qualifié les tâches accomplies par les ARS de « coûteuses, absurdes, redondantes et inutiles » et a proposé que l’ONI se charge à leur place de la gestion du répertoire ADELI. Hugues Dechilly reprend les termes du président de l’Ordre, mais en les appliquant à l’ONI: « redondant, oui l’Ordre infirmier l’est, de par son incapacité à gérer un annuaire professionnel, pointe-t-il. Inutile, oui car l’Ordre infirmier ne sert à rien à part dénoncer des infirmières non soumises auprès des procureurs, comme dans le Loiret ou le Haut Rhin. Coûteux, oui pour la collectivité car l’Ordre infirmier a bénéficié d’une subvention publique de 1 500 000 euros en 2008 pour organiser ses premières élections ayant recueilli déjà à cette époque moins de 14 % de votants ».

Il invite « avec insistance » la ministre « à passer aux actes afin que la profession puisse se débarrasser de l’Ordre et oublier ce gâchis humain et cette catastrophe financière ».

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