Le nouveau PRADO pour l’orthopédie, késaco ?

Vous avez peut-être reçu récemment dans votre courrier une lettre de l’Assurance maladie vous présentant le PRADO, le Programme d'Accompagnement du retour à Domicile, dans le cadre d’interventions en chirurgie orthopédique. Qu’est-ce que c’est ? Comment le mettre en œuvre ? Inflib fait le point avec vous sur ce nouveau dispositif d’accompagnement destiné aux patients.

Qu’est-ce que le PRADO en orthopédie ?

Initialement mis en place pour le retour de maternité après un accouchement, ce programme de retour à domicile s’étend désormais aux patients ayant subi une intervention en chirurgie orthopédique.

A quoi sert-il ?

Il est destiné, selon l’Assurance maladie, à répondre à l’attente des patients de « retrouver rapidement leur cadre de vie habituel ».

Qui sont les patients concernés?

Le document actuel de l’Assurance maladie répertorie les situations de soins les plus courantes, en attendant leur extension à l’ensemble des interventions en chirurgie orthopédiques. Cette extension est « en préparation par la Haute autorité de santé ». Six interventions sont actuellement concernées :

  • chirurgie pour rupture de la coiffe des rotateurs ;
  • prothèse totale de hanche (hors reprise) ;
  • prothèse totale de genou (hors reprise) ;
  • ligamentoplastie du croisé antérieur du genou ;
  • prothèse de hanche pour fracture du col fémoral ;
  • ostéosynthèse fémorale après fracture trochantérienne.

Comment mettre en place ce programme ?

Lorsqu’un patient hospitalisé choisit un infirmier pour assurer le suivi de ses soins, un conseiller de l’Assurance maladie contacte ce dernier afin d’organiser avec lui la première visite à domicile. La première intervention à domicile s’effectue dans les 24 à 48 h après la sortie du patient.

En quoi consistent les soins ?

L’Assurance maladie précise que « la prise en charge des soins infirmiers se fait dans le cadre de la prescription médicale, en tenant compte de l’état du patient et de son environnement ». Elle comprend par exemple :

  • le renouvellement et la surveillance des pansements jusqu’à cicatrisation postopératoire (vers J +10 à J +15), dont l’ablation des fils ou agrafes de sutures ;
  • la réalisation des injections d’anticoagulants ;
  • la réalisation des prélèvements biologiques prescrits ou la vérification de leur réalisation.

« Dans le cas où le patient est en situation de dépendance temporaire liée à l’acte chirurgical, sa prise en charge est réalisée dans le cadre d’une démarche de soins infirmiers (DSI) et donne lieu à des séances de soins infirmiers », précise l’Assurance maladie.

Et dans tous les cas, la prise en charge inclut :

  • la détection de(s) signe(s) d’alerte (douleur, luxation, hématome, thrombophlébite, infection, etc.) et l’information de leur survenue au médecin traitant
  • la tenue du dossier de soins et / ou de la fiche de liaison
  • si besoin, la prescription des dispositifs médicaux inscrits sur la Liste des produits et prestations (LPP).

Quelles sont les durées et périodicité de la prise en charge ?

La durée indicative de la prise en charge peut varier d’une dizaine de jours à 4 à 6 semaines. Elle est à adapter en fonction de la prescription médicale. De même, l’Assurance maladie précise que « le rythme de réfection des pansement, des injections d’anticoagulants et de leur contrôle biologique est fixé par le médecin dans le cadre de sa prescription ». Dans le cadre de la démarche de soins infirmiers (DSI), l’infirmier établit son plan de soins, ainsi que le rythme et la durée des séances.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ce document de l’Assurance maladie :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/20140314_memo_CO_IDE_13-14_BAT_bd.pdf

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