L’IGAS préconise une réforme du DPC

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a publié le 30 avril son rapport sur le Développement professionnel continu (DPC).

Elle y pointe de nombreux dysfonctionnements et propose plusieurs scénarios pour réformer le dispositif. Pour l’IGAS, la réforme de 2009, qui a aboutit à la création du DPC, « souffre d’une absence de contenu, d’un financement non programmé et d’une méconnaissance de certaines professions ». Elle s’étonne notamment que le contenu de l’obligation de DPC ne fasse l’objet d’aucune définition dans la loi ou dans son décret d’application. « Cette obligation peut être satisfaite par un programme de quelques heures qui portent sur un sujet sans rapport avec l’activité professionnelle du praticien, comme par une formation universitaire s’étalant sur plusieurs années et portant sur le cœur du métier du professionnel », pointe l’IGAS.

Elle indique par ailleurs que le coût du DPC pour les seules professions à la charge de l’Organisme de gestion du GDPC (OGDPC), soit neuf professions libérales, « s’établit à 565 millions d’euros ». Or, les ressources actuelles de l’OGDPC sont de 155 millions d’euros seulement.

Pour améliorer le dispositif, l’IGAS propose quatre scénarios : améliorer le dispositif actuel ; garder un OGDPC pilote, mais déléguer la gestion du DPC à d’autres organismes ; recentrer le DPC sur des connaissances critiques ; ou encore supprimer carrément l’obligation de DPC et la remplacer par une obligation déontologique de formation.

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