Les contraintes économiques pèsent sur l’approvisionnement en médicaments

À l’heure où les ruptures d’approvisionnement en médicaments se multiplient, les industriels s’inquiètent des mesures d’économies touchant leur secteur, prévues par le gouvernement dans le Plan de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Selon eux, elles risquent de mettre en péril l’approvisionnement et de provoquer une augmentation des ruptures de stock. « Quand les prix deviennent très bas, le seuil de rentabilité n’est plus atteint et la production s’arrête, explique Philippe Lamoureux, directeur général du LEEM (Les entreprises du médicament). La ministre de la Santé, Marisol Touraine, nous promet un tunnel de trois ans avec 3,5 milliards d’euros de baisses de prix, alors que la demande mondiale augmente de 6 % par an et que les marchés allemand, britannique et italien sont en croissance. Il y a un risque que nous allions vers une dégradation de la chaîne d’approvisionnement », s’alarme-t-il.

Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), estime pour sa part que « les restrictions économiques pèsent sur la capacité de stocks des acteurs de la chaîne du médicament. Quand on resserre les prix, on est à flux tendu et on fait moins de stocks. » Les pharmaciens, tout comme les industriels du médicament, déclarent qu’ils seront « très attentifs à l’impact de la suppression de la vignette sur les boîtes de médicaments », prévue le 1er juillet prochain.

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