L’Anfiide prend la défense de l’Ordre infirmier

Dans une lettre ouverte adressée aux « utilisateurs et aux décideurs du système de santé français », L’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (Anfiide) prend la défense de l’Ordre national infirmier.

Ce courrier « a pour vocation de faire connaitre la colère ressentie face à la menace de disparition pesant sur l’Ordre infirmier aujourd’hui », écrit l’Anfiide. L’association s’inquiète notamment des «  conséquences » que la disparition de l’Ordre entraînerait « tant sur le devenir de la profession, la représentation des infirmières françaises au sein de l’Europe, que sur l’image renvoyée au monde d’un pays où un Ordre professionnel pourrait être abrogé ».

« Rappelons qu’un Ordre a pour mission d’investir le champ politique pour défendre une profession, en préserver et en garantir l’autonomie de ses membres dans l’exercice de leurs activités, dans le respect de la définition de son travail, de la déontologie, de son territoire professionnel et du périmètre de ses activités », détaille l’Anfiide. Pour elle, « rassembler les 500 000 infirmières françaises relève d’un réel challenge auquel la création de l’Ordre a répondu en 2006 ».

Or, « depuis cette date historique pour notre profession, l’Ordre n’a cessé d’être l’objet de détractions variées comme de tentatives pour opposer infirmières libérales et infirmières salariées, syndicats et Ordre, remettant en cause le bienfondé de la loi constituante », déplore l’association.

Elle réclame davantage d’indulgence envers un Ordre qui a besoin de temps pour se mettre en place. « Merci de laisser à l’Ordre infirmier le temps de solidifier ses fondements afin qu’il puisse remplir ses missions, plaide l’Anfiide. Les infirmières qui prennent soin de la population française méritent cette reconnaissance sociétale, encouragée et maintenue pour d’autres professions médicales ou paramédicales. Supprimer l’Ordre infirmier, c’est prendre un risque considérable pour la santé de nos concitoyens, pour l’avenir de la profession infirmière », conclut-elle.

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