La guerre contre l’ordre reprend de plus belle et une infirmière libérale a été agressée dans sa voiture : Une semaine infirmière.

Il aura suffi d’un projet de décret devant rendre l’ordre infirmier officiellement obligatoire pour que la profession se mobilise à nouveau contre lui. En région parisienne, une infirmière libérale qui travaille dans un « quartier difficile » a été agressée directement dans sa voiture et sinon, au cas où quelqu’un se poserait la question, aux états unis un juge a tranché : prier n’est pas soigner !

 

 

 

 

La guerre contre l’ordre Infirmier reprend

Tout est parti d’un vide juridique que l’ordre a voulu combler (comme nous les raconte espace infirmier et Actusoins) : alors que depuis 2009 et la loi PST « Nul ne peut exercer la profession d’infirmier s’il n’est pas inscrit au tableau de l’Ordre » (comme en ont fait l’amère expérience certains infirmiers) une partie du même texte, celle qui dit que l’ONI « a un droit d’accès aux listes nominatives des infirmiers employés par les structures publiques et privées, et peut en obtenir la communication » n’avait jamais été rendu applicable par la publication d’un décret (en droit français chaque loi votée doit être suivie d’un décret d’application pour être applicable. Et il y a parfois un certain temps, voire plusieurs années, entre ces deux dates mais tant que le décret n’est pas paru, la loi ne s’applique pas). L’ONI a donc saisi le Conseil d’État pour exprimer que le temps « raisonnable » depuis la publication de la loi était probablement dépassé (9 ans !). Le 24 mars 2017 le Conseil d’État a donc donné raison à l’ONI et enjoint le ministère de la santé de publier ce décret, et le ministère de la santé a répondu que "le travail pour la rédaction de ce décret s’engageait ».

À terme cependant l’inscription "dite automatique est seulement provisoire ; L’employeur ne pourra pas inscrire définitivement un infirmier et le professionnel devra confirmer son inscription notamment en s’engageant à respecter le nouveau code de déontologie de la profession », explique Karim Maméri secrétaire général du conseil national,qui salue une « réelle victoire » dans cette décision.

Toujours opposés à l’ordre, le collectif CGT de Limoges et force ouvrière ont publié un texte très ferme d’opposition rappelant qu’ils ne veulent pas payer pour travailler » et en Aveyron un collectif de syndicat invite les infirmiers à manifester à Rodez le 19 avril pour être reçus par le préfet afin d’exprimer leur opposition à l’ordre.

 

Une infirmière agressée dans sa voiture

« Un homme fait semblant de traverser la rue et l’infirmière s’arrête. Un complice se porte alors à hauteur de la portière avant de la Clio, pointe un pistolet sur la tempe de la conductrice et lui demande de quitter son véhicule. La victime tente de négocier : « je suis infirmière, j’ai besoin de ma voiture, des gens malades m’attendent », mais son agresseur lui rétorque « Je n’en ai rien à foutre, descends, sinon je te colle une balle quand même. »

C’est le récit glaçant, que nous rapporte Le Parisien, de l’agression d’une infirmière qui travaille dans un « quartier sensible » du sud est de Paris. Encore sous le choc l’infirmière a tout de même repris le travail, car elle est très isolée dans cette partie de la ville ou plus personne ne veut venir travailler…

« À cause d’une ou deux personnes, c’est tout un quartier qui pâtit ensuite d’une mauvaise réputation, regrette celle qui, à 32 ans à peine, est victime de sa première agression en trois années d’exercice dans les cités. La preuve, les gens nous supplient parfois de venir leur apporter des soins parce qu’aucun autre cabinet n’accepte de venir aux Tarterêts. »

La semaine dernière, en alsace, une autre infirmière libérale a été agressée à l’arme blanche par un de ses patients.

Et sinon ? Prier n’est pas soigner !

Ce qu’il y a de bien aux états unis c’est que tôt ou tard tout se termine par des procès ou des prières… Même les soins infirmiers ! C’est l’histoire que nous rapporte « l’observatoire chrétien » où une infirmière qui avait été exclue d‘un hôpital parce qu’elle demandait à ses patients de prier a attaqué l’hôpital pour contester cette décision. Et à la rédaction on apprécie beaucoup l’argument de l’avocat qui défend sa (trop) chrétienne cliente « Une infirmière sans compassion serait indigne de ce nom. En plus d’accomplir ses tâches principales, une bonne infirmière essaie de trouver des mots agréables à dire à son patient !» Il fallait oser mais pas de chance, l’infirmière a tout de même été exclue.

À la semaine prochaine !

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