Ebola : le lourd tribut des infirmiers

32 infirmières ont succombé au virus Ebola en Sierra Leone depuis la fin du mois de mai, soit près de 10 % des morts de la maladie dans le pays, ont indiqué les services de santé sierra-léonais à l'AFP le 18 août.

Depuis cinq mois, cette fièvre hémorragique très contagieuse a fait au moins 1 350 morts en Afrique de l'Ouest, dont 576 au Liberia, 396 en Guinée et 374 en Sierra Leone, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 18 août. Et les personnels de santé, médecins ou infirmiers, payent un lourd tribut à la maladie.

Rappelons que la maladie à virus Ebola est une « virose aiguë sévère se caractérisant par une apparition brutale de la fièvre, une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération leucocytaire et plaquettaire, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques », précise l'OMS. La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours et les malades restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs sécrétions (salive, urine, sperme), c’est à dire pendant plusieurs semaines (jusqu’à 7 semaines après disparition des symptômes).

En France, même si les risques d'importation sont très faibles, 9 hôpitaux français, tels que celui de la Croix-Rousse à Lyon, se tiennent prêt à accueillir d'éventuels cas et la vigilance est de mise.

 

 

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