Avenir de l’Ordre : Didier Borniche répond à Marisol Touraine

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé, l’Ordre des infirmiers (ONI) a décidé de répondre à Marisol Touraine, qui a annoncé le 13 mai que l’avenir de l’ONI était « clairement menacé ».

Dans son courrier, Didier Borniche, le président de l’Ordre, qualifie d’« infondées » les attaques que la ministre porte à l’encontre de l’institution et affirme en avoir pris connaissance « avec consternation et colère ».

« Vous avez profité du regrettable incident survenu dans le Haut-Rhin – relevant du seul ministère de la Justice et dans lequel l'Ordre n'a aucune responsabilité – pour une fois encore stigmatiser l'ONI et appeler à sa suppression, s’agace-t-il. Si nous regrettons cet incident, il n'est ni responsable, ni compréhensible que notre ministre de tutelle le retourne contre notre institution ordinale ». Le président de l’ONI tient à rappeler que « l'Ordre n'engage d'action en justice que lorsque la sécurité des patients ou l'honneur de la profession sont mis en cause ; ce qui entre strictement dans ses missions. 21 plaintes ont été déposées depuis juillet 2011 afin de mettre définitivement un terme à des comportements extrêmement dangereux ».

Didier Borniche s’indigne également du « refus obstiné de dialogue » de la part de la ministre. « Nous avons connu la députée hostile par idéologie à l'Ordre, nous souhaitons aujourd'hui dialoguer avec la ministre de la Santé dont le seul objectif est de garantir l'intérêt général et la santé publique », écrit-il. Il interpelle également Marisol Touraine sur le fait que « tous les infirmiers diplômés ne soient pas inscrits au tableau de l'Ordre », ce qui selon lui « permet à des faux infirmiers de profiter de cette faille et d'exercer illégalement. Il s’agit là d’un enjeu de santé publique majeur sur lequel notre institution a tenu à vous alerter depuis bien trop longtemps. Nous vous tenons pour responsable de cette situation », accuse-t-il.

Enfin, il réclame un entretien avec la ministre: « Dans une République apaisée où le dialogue est la règle, il est de votre devoir de recevoir les représentants élus de l'Ordre dans les meilleurs délais », conclut-il.

 

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