L’arrêt de travail de l’infirmière libérale

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Maintenant que vous êtes installée en libéral, il faut bien avoir conscience que le métier nécessite d’être en pleine possession de ses moyens et que le moindre petit problème entrainera automatiquement un arrêt de travail. D’où l’importance de bien connaître les prestations auxquelles on a le droit en cas d’arrêt.

 
 
 
 
N’importe quel petit pépin peut entrainer un arrêt de travail : un doigt cassé, une entorse, une lombalgie, une grippe carabinée, un accident de la circulation, les exemples ne manquent pas …
 
Quelles indemnités en cas d'arrêt de travail ?
 
Autant être clair et direct, elles sont quasi inexistantes !
La sécu ne vous versera pas un centime… sauf en cas de congé maternité.
Seule la CARPIMKO, la caisse de retraite des infirmiers libéraux, vous versera des indemnités journalières. Mais pas de quoi fouetter un chat si l’on regarde toutes les dépenses fixes que l’on doit continuer à assumer même en cas d’arrêt de travail :
  • Charges personnelles,
  • Impôts sur le revenu,
  • Loyer du local,
  • Crédit de la voiture,
  • Charges sociales URSSAF et CARPIMKO,
  • etc… 
Généreusement, la CARPIMKO versera (indémnités au 01 Janvier 2016):
  • 48,95 €/jour + 8,90€/jour pour conjoint, enfant ou descendant à charge ou infirme.  Soit 1468,5€ par mois + 267€ par mois pour conjoint, enfant ou descendant à charge ou infirme.

Mais ce n’est pas tout, vous ne percevrez ces indemnités qu’après une franchise totale de 90 Jours. C’est à dire que pendant 3 mois vous ne toucherez pas 1€ d’indemnisation. 

La situation peut donc vite devenir dramatique si l’on n’a pas pris d’assurance complémentaire prévoyance.
 
Prenons un exemple :
Partant du principe que le chiffre d’affaire moyen de l’infirmier libéral tourne autour de 6000 € à 7000 € par mois (et c’est souvent beaucoup plus) vous imaginez les conséquences financières si par exemple en allant faire du ski vous vous fracturez une jambe ce qui vous oblige à arrêter votre activité pendant 4 mois.
Le calcul est simple, 3 mois à 0€ = 0€ + 1 mois à 1 468,5€ = 1 468,5€ pour les 4 mois alors qu’en étant en activité vous auriez perçu de 24 000€ à 28 000€.
Vous comprenez qu’avec 1 468,5€ pour 4 mois d’arrêt de travail il va être difficile de régler :
  • les 750 €/mois du crédit de la maison
  • les 500 €/mois d’impôts sur le revenu
  • les 500 €/mois de loyer du local
  • les 300 €/mois du crédit de la voiture
  • les 1 000 €/mois de charges sociales
    et ainsi de suite…
 
 
Quoi faire ?
 
Il est indispensable de souscrire un contrat d’assurance prévoyance qui vous couvre en cas d’arrêt de travail. Ne pas en avoir, c’est courir le risque un jour de se mettre soi et sa famille dans une situation financière extrêmement difficile.
 
Vous trouverez toujours des infirmiers autour de vous pour vous expliquer que c’est inutile car ça fait 10 ans qu’ils sont libéraux et qu’il ne leur est jamais rien arrivé. En général je leur réponds que ça fait 15ans que j’ai mon permis et que je n’ai jamais eu d’accident et pourtant je paye une assurance. 
 
Depuis 8 ans que je suis libéral, j’ai vu beaucoup d’infirmiers autour de moi qui seraient en faillite personnelle en entrainant avec eux leur famille s’ils n’avaient pas eu un bon contrat de prévoyance.
Comme par exemple cet ami qui après un accident grave de voiture est resté près de 3 mois à l’hôpital, puis 4 mois en centre de rééducation. Au total, ce collègue est resté presque un an en arrêt de travail.
Le contrat de prévoyance qu’il venait de souscrire 6 mois avant l’accident lui a permis de percevoir immédiatement prés de 75 000€ sur un an. Sans ces revenus, sa femme ne travaillant pas et élevant ses 2 enfants, on imagine facilement la catastrophe…
 
Une autre amie infirmière a été obligée suite à des complications de s’arrêter seulement 5 semaines après le début de sa grossesse. Elle a perçu par son assurance près de 55 000 € pendant sa grossesse compliquée. Et je ne compte pas le nombre d’infirmiers obligés de s’arrêter suite à un lumbago causé par une mauvaise manipulation du patient. 
 
Alors surtout, ne faites pas l’économie de vous couvrir avec un contrat de prévoyance. En plus, vous ferez une économie d’impôt car les cotisations des contrats de prévoyance sont déductibles du revenu imposable.
 
Malheureusement, il existe beaucoup de disparités entre les contrats en termes de tarifs et de garanties. Pour en savoir plus, Inflib.com vous aidera dans le choix et la compréhension du contrat : cliquez-ici pour prendre rendez-vous.

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